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Quand vient la nuit

 
Quand vient la nuit
Quand vient la nuit
Quand vient la nuit

 
Fiche Technique
 

Millésime: 12 Novembre 2014
 
Réalisateur: Michael R. Roskam
 
Acteur: Tom Hardy, Noomi Rapace, James Gandolfini, Matthias Schoenaerts…
 
Nationalité: Américaine
 
Genre: ,
 
Mise en scène
9.0


 
Scénario
8.0


 
Musique
8.0


 
Emotion
8.0


 
Notre note
8.3
8.3/10


Note des lecteurs
1 lecteur a voté

 

C'est du lourd...


Du polar raffiné, prenant, hanté par des personnages très forts. Un pur plaisir.

C'est un peu faible...


Trop court ? Non, même pas. Voilà du polar irréprochable.


0
Posté le 12 novembre 2014 par

 
Chronique
 
 

Sauveur de chiot, Bob le brave barman rencontre Nadia. Mais le bar est aux mains de la mafia, et Nadia est hantée par son ex… Le réalisateur de Bullhead part pour Brooklyn et signe un polar dans la plus belle tradition du film noir américain. Un sans faute à déguster.

D

ocile et brave gars, Bob est barman pour son cousin Marv. Un bar anonyme de Brooklyn où il assiste passivement aux magouilles de la mafia tchétchène, propriétaire des lieux. C’est en sauvant un chiot mal en point d’une poubelle que le célibataire bouleverse sa routine médiocre : il rencontre Nadia… Signer un film aussi puissant, aussi époustouflant que Bullhead, c’est une prouesse, mais c’est aussi une prome.sse à son public. Et mettre la barre aussi haute est un défi délicat à relever pour le film suivant. Pour son second long-métrage, Michael R. Roskam quitte la Belgique pour New York et réalise le scénario d’un auteur de référence, Dennis Lehane, connu entre autres pour Mystic River, Gone baby gone, Shutter Island ou la série Boardwalk Empire. Le résultat de cette collaboration fructueuse est une réussite à citer en exemple. Roskam se fond dans le décor, faisant vivre un Brooklyn sans artifice, habité de personnages en survie jouant tous avec leur abîme. La trame du polar est des plus classiques, et ses personnages amochés sont familiers du genre, mais Roskam fait fructifier cette matière en esthète pour tisser une intrigue passionnante. Quand vient la nuit est un polar de tradition qui se plait à ne pas broder dans le superflu ou le spectaculaire. Au contraire, ciselé et précis, il est tout d’une pièce. C’est par touches subtiles qu’il dévoile la complexité de l’intrigue, et l’âme torturée de chaque personnage.

Un art de la nuance porté par un casting d’élite. Présence massive, tour à tour attendrissante ou terrifiante, James Gandolfini s’y montre parfait, une dernière fois. Fragile et fougueuse, Noomi Rapace est tout entière au service de son personnage et non l’inverse, ce qui n’a pas été toujours le cas. Parmi les nombreuses promesses de ce film, l’une des plus excitantes était la rencontre entre deux géants de la même génération : Tom Hardy et Matthias Schoenaerts. Deux caméléons qui disparaissent dans des compositions fascinantes, chacun faisant à sa façon naître la peur, grandir la tension. Tom Hardy nous épate une fois de plus dans le rôle de Bob. On reconnait à peine la montagne grognante des Hommes sans loi dans cette silhouette courbée devant la menaçante carrure de Schoenaerts. Quand vient la nuit ne s’autorise rien d’inutile, pétri de miséricorde pour ses prisonniers de la fatalité, distillant la tension au fur et à mesure que les pièces se mettent en place comme on le devine, presque comme on l’espère, mais qui au final parvient quand même à nous bousculer. C’est un de ces films qui ne vieillissent pas, conservent leur venin, et que l’on cite en référence pour trouver de la substance à ceux qui se contentent de répéter et de copier. Pour Michael R. Roskam, c’est une consécration. Quels que soient le domaine et le décor, aussi prestigieux que soit son casting, ce réalisateur-là n’a pas fini de nous emporter.

Informations supplémentaires et l’avis Bullhead du Margouillat

Affiche quand vient la nuitL’avis du Margouillat : Après l’immense Bullhead, on était très curieux de voir le nouveau Roskam. Loin de la Belgique, c’est à Brooklyn qu’il s’investit tout entier dans un polar pur et dur, une exécution impeccable au service d’acteurs fantastiques. On en sort rassasié de talent.

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Frédéric Lelièvre

 
Frédéric Lelièvre
Journaliste spécialisé dans le cinéma, j'ai traîné mes guêtres dans Mad Movies, Pur Ciné, DVD passion avant d'avoir droit à un magazine gratuit à mon nom de plume Le Petit Cinévore ! Désespérément optimiste, je me concentre sur les films qui éveillent en moi un certain intérêt et évite toute destruction massive...


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