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Savages

 
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Fiche Technique
 

Millésime: 2012
 
Réalisateur: Oliver Stone
 
Acteur: Blake Lively, Benicio Del Toro, John Travolta, Taylor Kitsch, Aaron Taylor-Johnson, Salma Hayek...
 
Nationalité: Américaine
 
Genre:
 
Mise en scène
7.0


 
Scénario
6.0


 
Musique
6.0


 
Emotion
5.0


 
Notre note
6.0
6/10


Note des lecteurs
1 lecteur a voté

 

C'est du lourd...


Ca à le couleur et le goût du divertissement, mais il y a un peu plus que ça...

C'est un peu faible...


Le film manque cruellement d'audace, on est en droit d'attendre un peu plus d'Oliver Stone


Bottom Line

Adaptant un livre à succès avec une sacrée belle brochette d’acteurs, Oliver Stone nous livre un polar stylé, bien que manquant d’un peu de venin et de fougue. Plutôt sympathique au final. Ben et Chon sont des amis aussi différents qu’indissociables. Zen est humaniste dans l’âme, Ben est botaniste émérite. Toujours sur le qui-vive et […]

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Posté le 8 janvier 2013 par

 
Chronique
 
 

Adaptant un livre à succès avec une sacrée belle brochette d’acteurs, Oliver Stone nous livre un polar stylé, bien que manquant d’un peu de venin et de fougue. Plutôt sympathique au final.

Ben et Chon sont des amis aussi différents qu’indissociables. Zen est humaniste dans l’âme, Ben est botaniste émérite. Toujours sur le qui-vive et prêt à jouer du poing, Chon est un ex-Navy Seal. Tous deux ont fondé une « entreprise » exploitant leurs talents : Chon a ramené de ses missions militaires des plants de cannabis, que Chon s’est chargé de faire prospérer sous le soleil de Californie. Au point d’en faire la meilleure herbe du marché. Un bonheur complet depuis que O les a rejoint, aussi amoureuse des deux amis qu’eux le sont d’elle. Un ménage à trois dont l’entreprise artisanale attire la convoitise du cartel mexicain de Baja, mené d’une main de fer par Elena. Ben et Chon sont prêt à abandonner le marché à la mafia pour se retirer sous le soleil, mais si Elena veut l’herbe tant appréciée, elle entend aussi s’approprier le savoir-faire de Ben. Et pour s’assurer de leur obéissance, kidnappe O. Une menace qui va révéler une autre facette de la personnalité des deux amis…

Notamment avec son héros Neal Carey (édité par Série Noire), Don Winslow s’est imposé comme un auteur incontournable du polar à l’Américaine depuis une bonne dizaine d’année. Parmi ses œuvres les plus récentes, on trouve Satori, dont l’adaptation prochaine avec Leonardo Di Caprio reste à confirmer, et Savages. Revisitant les conventions d’un genre qu’il maîtrise parfaitement, Winslow mêlait le lyrisme d’une histoire d’amitié, la provocation d’un ménage à trois torride avec la pertinence d’une analyse de la situation criminelle. De fait, comme avancé dans son livre, le trafic s’est déplacé des cartels mexicains à la Californie… Savages est devenu un best-seller et dès l’origine, Winslow avait envisagé ce polar particulier pour le cinéma. Au lieu d’en proposer les droits par le circuit hollywoodien classique, il a vendu une option directement à Oliver Stone, le plus à même d’en faire un film selon lui. Sautant sur l’occasion de réaliser un polar parlant de drogue et de pouvoir, Stone à écrit dans la foulée le scénario avec Winslow et son collaborateur Shane Salerno. La production a commencé seulement trois mois plus tard !

Savages ne ressemble à aucun des films précédents d’Oliver Stone

Polar finalement assez classique, mêlant romantisme et sauvagerie sur fond de géo-politique du crime, Savages ne ressemble à aucun des films précédents d’Oliver Stone. Mais on y retrouve autant ce qui nous agace que ce qui nous séduit… Stone nous a habitué à des constructions et des démarches si audacieuses que cette fiction pourrait laisser certains sur leur faim. Consciencieux, Stone se fait discret et joue avec les genres, un petit jeu dangereux et pas toujours abouti dans lequel excelle Benicio del Toro, passant de la terreur à la drôlerie avec une incroyable classe… Volontiers violent, à la limite de la complaisance, Stone met en vedette cet amour à trois, épicé sans être vraiment scandaleux, et il faut attendre le final pour retrouver son goût de bousculer les conventions. Un final dont l’opportunité réveillera le débat des puristes… Multipliant les ingrédients prometteurs, Savages laisse parfois le sentiment de ne faire qu’en effleurer le potentiel, notamment dans l’emploi d’un beau casting. Certains profitent cependant de son talent à diriger les acteurs. Si Aaron Taylor-Johnson assure d’entrée, Taylor Kitsch trouve là une de ses compositions les plus intéressantes, de même que Blake Lively, qui reste cependant la moins convaincante du casting. Mais les plaisantes compositions de Travolta, Salma Hayek et de seconds rôles solides, font beaucoup pour la cohésion de l’ensemble. Si l’on n’y retrouve pas la verve du polémiste, Savages est un vrai Stone, sûrement un peu trop sage mais qui se laisse regarder sans problème.

Informations supplémentaires

SavagesL’avis du Margouillat : Quelques scènes gores, un peu de glam, pas mal de clichés, si vous n’espérez pas revoir l’audace et l’intelligence de Tueur né, vous prendrez tout de même un certain plaisir. Ça reste en dessous de ce que l’on peut attendre d’Oliver Stone.

Site : http://www.universalstudiosentertainment.com/savages/ 

 

 


Frédéric Lelièvre

 
Frédéric Lelièvre
Journaliste spécialisé dans le cinéma, j'ai traîné mes guêtres dans Mad Movies, Pur Ciné, DVD passion avant d'avoir droit à un magazine gratuit à mon nom de plume Le Petit Cinévore ! Désespérément optimiste, je me concentre sur les films qui éveillent en moi un certain intérêt et évite toute destruction massive...


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