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Sinister

 
Sinister
Sinister
Sinister

 
Fiche Technique
 

Millésime: 2012
 
Réalisateur: Scott Derrickson
 
Acteur: Ethan Hawke, Juliet Rylance, Fred Dalton Thompson, James Ransone
 
Nationalité: Américaine
 
Genre:
 
Mise en scène
8.0


 
Scénario
8.5


 
Musique
7.0


 
Emotion
9.0


 
Notre note
8.1
8.1/10


Note des lecteurs
4 lecteurs ont voté

 

C'est du lourd...


Une horreur esthétique ne prenant le spectateur ni en otage, ni pour un imbécile.

C'est un peu faible...


Si vous n'êtes pas adeptes des sensations fortes ; évitez. Celui-ci met vraiment les patates au fond des filets !


0
Posté le 9 janvier 2013 par

 
Chronique
 
 

Jouant avec les clichés récurrents du genre, Sinister installe une atmosphère particulièrement dérangeante, invente un nouvel ogre de cinéma et, grâce à un casting de choix, nous procure du frisson de belle qualité. Le Super 8 a désormais son démon !

E

llison Oswalt s’est fait une réputation d’auteur qui dérange. Enquêtant sur d’authentiques crimes dont il reprend les enquêtes, ses romans ont eu un succès énorme, certains ayant même fait libérer des condamnées. Mais son heure de gloire s’estompe et l’auteur est en perte de vitesse. Et c’est parce qu’il est désespérément à la recherche du sujet qui le relancera qu’il vient d’emménager, sans rien dire de ses intentions à sa famille, dans une petite maison isolée. Au mépris de ses promesses, il a choisi d’installer sa famille sur la scène d’un crime effroyable. Il y a quelques années de cela, les anciens propriétaires et deux de leurs enfants ont été retrouvés pendus à l’arbre du jardin. Leur benjamine, elle, n’a jamais été retrouvée. Accueilli très froidement par la police locale, Ellison méprise les mises en garde et entend se mettre immédiatement au travail. C’est au cours de l’emménagement qu’il découvre dans le grenier une boîte contenant un vieux projecteur et des bobines de films. Aussi horrifié que fasciné, il découvre que le film le plus récent montre littéralement la pendaison des précédents propriétaires. Ellison doit alors faire un choix terrible : prévenir la police, ou garder pour lui ce qui pourrait devenir l’œuvre de sa vie. D’autant que le carton renferme d’autres films…

Misant sur l’atmosphère et l’épaisseur psychologique des personnages, Sinister s’impose par une atmosphère particulièrement lourde et malsaine

Sinister est né d’un cauchemar d’amateur de film d’horreur. Critique de cinéma de son état, c’est après avoir vu The Ring que C. Robert Cargill a fait un vilain rêve, suffisamment perturbant pour qu’il ne le quitte plus et devienne une histoire. N’étant pas encore scénariste, il se passa plusieurs années avant qu’il ne raconte Sinister à son ami réalisateur Scott Derrickson (L’exorcisme d’Emily Rose). Emballé, Derrickson se fait co-scénariste et parvient sans mal à convaincre Jason Blum, le producteur de Paranormal Activity et Insidious. Entre l’écriture du scénario et la fin du tournage, il ne s’est passé qu’un an. Et soyez bien sûrs que l’équipe n’a pas confondu vitesse et précipitation ! Misant sur l’atmosphère et l’épaisseur psychologique des personnages, Sinister s’impose par une atmosphère particulièrement lourde et malsaine, habitée autant par les esprits de la maison que l’âme torturée de cet auteur enquête de gloire.

Reprenant avec inspiration la recette du « found footage » – des images retrouvées qui font renaître la peur, genre initié par Projet Blair Witch… – et jouant avec une réelle perversion sur la relation entre l’amateur d’horreur et les films qui montrent cette horreur, Sinister nous épargne les grosses ficelles qui plombaient Insidious, sans pour autant se priver de quelques « jump and scare » aussi basiques que réussis… Sinister frappe surtout par l’élégance de sa peur. Certaines scènes sont aussi terrifiantes que plastiquement remarquables. La scène du « carton » – nous n’en diront pas plus – est un véritable bijou du genre ! L’intelligence de Derrickson se retrouve aussi dans son casting. Avoir confié un rôle aussi délicat que le détestable Ellison à Ethan Hawke est un choix précieux, l’acteur apportant à son personnage une épaisseur capitale. Pour avoir gardé le contrôle de son film jusqu’au montage final, opportunité bien rare désormais, Derrickson nous livre le film dont il rêvait, et c’est une réussite. Un beau « coup de flippe » qui marque la naissance d’un nouveau méchant de cauchemar, dont le look ravira les inconditionnels de Slipknot, et que l’on ne serait pas surpris de revoir à l’avenir pour d’autre mésaventures…

Informations supplémentaires et l’avis horrifique du Margouillat

L’avis du Margouillat : Certains arrivent encore à démontrer que l’horreur n’est pas un genre comme le porno, remplit de grosses ficelles et de déjà vu. Plus que terrifiant, Sinister est dérangeant. Un grand frisson.

Site : http://sinister-lefilm.com/  


Frédéric Lelièvre

 
Frédéric Lelièvre
Journaliste spécialisé dans le cinéma, j'ai traîné mes guêtres dans Mad Movies, Pur Ciné, DVD passion avant d'avoir droit à un magazine gratuit à mon nom de plume Le Petit Cinévore ! Désespérément optimiste, je me concentre sur les films qui éveillent en moi un certain intérêt et évite toute destruction massive...


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