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Snoopy et les peanuts – Le Film

 

 
Fiche Technique
 

Millésime: 23 décembre 2015
 
Réalisateur: Steve Martino
 
Nationalité: Américain
 
Genre:
 
Mise en scène
8.0


 
Scénario
7.0


 
Musique
7.0


 
Emotion
7.0


 
Notre note
7.3
7.3/10


Note des lecteurs
Pas encore noté

 

C'est du lourd...


L'esprit de l'oeuvre de Schultz est intact. Et notre tendresse pour ces héros de l'enfance toute entière !

C'est un peu faible...


Rien de révolutionnaire, mais c'était prévisible ! Et un bémol pour la BO qui s'encombre de R&B...


Posté le 31 décembre 2015 par

 
Chronique
 
 

SnoopyAffiche

C

harlie Brown et son chien Snoopy font partie des purs classiques populaires américains qui ont traversé l’Atlantique pour trouver leur place dans notre mémoire collective. C’est la magie de la sincérité. En dépit d’incarner la middle-class purement américaine à hauteur de trois pommes, la tendresse du regard de Schultz en a fait une incarnation universelle de l’enfance, débarrassée des clichés par l’audace de tirades au vocabulaire fouillé, et soutenu par un humour d’une vraie finesse. Mais transfigurer le strip célèbre en images qui bougent, sans en trahir la précieuse simplicité, c’est une autre affaire. Encore que Snoopy et sa troupe portent chance. Jusqu’alors, séries animées et téléfilms de « saison », devenus classique à leur tour aux USA, ont su se servir de l’efficacité du trait de Schultz. La série française Peanuts s’est récemment illustrée avec succès sur ce terrain. Mais cette fois, le petit monde de Charlie Brown subit les assauts technologiques de la bande à L’Age de glace, avec la promesse d’une transposition en 3D. On frémit forcément. Pour se voir bien vite rassuré. Par son atmosphère comme son esthétique, le respect de l’œuvre de Charles M. Schultz prime. Le scénario écrit par le fils et le petit-fils du dessinateur, s’amuse à élargir l’horizon de Charlie Brown à son voisinage sans jamais en quitter le cocon. Seuls les délires aériens de Snoopy affrontant le Baron Rouge emportent l’histoire vers des contrées nettement plus spectaculaires. Les puristes pourront tiquer sur l’irruption dans la bande originale de titres de R&B, platement contemporains et qui trahissent le charme d’un personnage rompu au jazz comme au classique… Tendre, doux et pétillant, l’esprit Snoopy est bien là, avec sa philosophie de cours d’école et des personnages bien cernés. Un film parfait pour le jeune public, mais leurs aînés, connaisseurs en la matière se régaleront peut-être plus encore de ces joyeuses retrouvailles de Noël. Un film craquant, très fidèle à l’œuvre de Schultz qui, l’air de rien, vient nourrir activement une évolution technologique. L’exploit est invisible. Retrouvant jusqu’au tracé irrégulier du contour de la niche, le trait est séduisant et ne laisse en rien deviner la prouesse technique qu’elle cache. Pour reproduire un Snoopy dansant comme dans les cases du strip, animer des personnages avec parfois guère plus qu’une demi-douzaine de positions au fil des dessins originaux, l’équipe du réalisateur Steve Martino a du revoir totalement sa méthode de travail. La démonstration de l’image par image est spectaculaire, révélant un puzzle totalement aberrant, une suite incohérente d’éléments formant un tout animé parfaitement harmonieux. Pour atteindre ce but, il leur a fallu ni plus ni moins apprendre aux outils informatiques à cesser d’être logiques. Une réappropriation de l’outil et un raffinement graphique qui marquent une autre approche de l’animation. Steve Martino, déjà réalisateur du quatrième Age de glace et de Horton n’hésite pas à considérer que l’animation CGI aborde une période charnière comparable à ce qu’a été l’impressionnisme pour la peinture…


Frédéric Lelièvre

 
Frédéric Lelièvre
Journaliste spécialisé dans le cinéma, j'ai traîné mes guêtres dans Mad Movies, Pur Ciné, DVD passion avant d'avoir droit à un magazine gratuit à mon nom de plume Le Petit Cinévore ! Désespérément optimiste, je me concentre sur les films qui éveillent en moi un certain intérêt et évite toute destruction massive...