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Strictly Criminal

 

 
Fiche Technique
 

Millésime: 25 novembre 2015
 
Réalisateur: Scott Cooper
 
Acteur: Johnny Depp, Joel Edgerton, Benedict Cumberbatch, Dakota Johnson...
 
Nationalité: Américain
 
Genre: ,
 
Mise en scène
7.0


 
Scénario
8.0


 
Musique
7.0


 
Emotion
7.0


 
Notre note
7.3
7.3/10


Note des lecteurs
Pas encore noté

 

C'est du lourd...


La reconstitution est soignée, le récit efficace, et les interprètes impeccables.

C'est un peu faible...


Un petit air de déjà vu, car bien des parrains ont précédé celui-là...


0
Posté le 2 décembre 2015 par

 
Chronique
 
 

criminalAffiche

C

ela fait très envie. L’idée est plaisante de retrouver Johnny Depp dans un rôle puissant, sans tresse de pirate ni mimique de vieil indien délirant. Mais le sort s’acharne sur le beau Johnny. Prisonnier du sortilège de ses métamorphoses, voilà que sa nouvelle prestation se limite pour beaucoup trop de commentateurs empressés à sa transformation physique. Comme si la filmographie de l’acteur était une ballade dans le musée Grévin. En fait, il faut prendre l’argument exactement à l’envers. C’est à partir du moment où, absorbé par l’intrigue, vous vous moquez du maquillage du premier rôle, que l’on peut dire que le film est réussi. Est-ce le cas ? Plutôt, oui. Black Mass de son titre original – cette non-traduction reste un mystère…-, est un film Américain. Comprenez en cela qu’il relate le parcours d’un malfrat qui a marqué l’histoire récente des Etats-Unis, et participé à faire basculer les valeurs américaines dans le doute. En 1974, Nixon démissionne de la présidence après le scandale du Watergate et ébranle la foi des citoyens dans leur institution la plus essentielle. Un an plus tard, le plus violent des parrains irlandais des rues de Boston se voit octroyer un droit « d’exercer » par nul autre que le FBI. Il faudra attendre les années 90 pour que son immunité cesse, et 2011 pour que l’homme en fuite soit enfin arrêté ! Dans l’ignorance de ce pan d’Histoire, le personnage de James Bulger entre de notre point de vue en concurrence avec un paquet de pontes de la mafia et du banditisme glorifiés par le cinéma américain. C’est là qu’intervient la prestation de Johnny Depp. Yeux bleus, drôle d’accent et front dégarni, Depp disparait derrière l’image d’un truand de la pire espèce bien réel. Et le scénario collant au plus prêt de la réalité, il nous sert quelques scènes assez perturbantes. Un tableau sanglant et convaincant car Johnny Depp n’est pas seul. Joe Edgerton, Benedict Cumberbatch, Kevin Bacon, Peter Sarsgaard, tous participent à une reconstitution très soignée. Les prestations de Jesse Plemons et Rory Cochrane sont particulièrement réussies. Après Crazy Heart et Les brasiers de la colère, Scott Cooper ajoute une réussite de plus à son palmarès, un troisième portrait décalé d’une Amérique amochée, en quête de valeurs perdues. Du cinoche costaud, à voir pour Johnny Depp, mais pas seulement.


Frédéric Lelièvre

 
Frédéric Lelièvre
Journaliste spécialisé dans le cinéma, j'ai traîné mes guêtres dans Mad Movies, Pur Ciné, DVD passion avant d'avoir droit à un magazine gratuit à mon nom de plume Le Petit Cinévore ! Désespérément optimiste, je me concentre sur les films qui éveillent en moi un certain intérêt et évite toute destruction massive...


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