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Sublimes créatures

 
Sublimes créatures
Sublimes créatures
Sublimes créatures

 
Fiche Technique
 

Millésime: 2013
 
Réalisateur: Richard LaGravenese
 
Acteur: Alden Ehrenreich, Alice Englert, Jeremy Irons, Emma Thompson
 
Nationalité: Américaine
 
Genre:
 
Mise en scène
6.5


 
Scénario
7.0


 
Musique
7.0


 
Emotion
6.5


 
Notre note
6.8
6.8/10


Note des lecteurs
1 lecteur a voté

 

C'est du lourd...


Les acteurs très "boys and girls" next door, de bonnes notes d'humour.

C'est un peu faible...


Manque un peu de rythme, et la comparaison a Twilight finira de l'achever... c'est dommage


Posté le 27 février 2013 par

 
Chronique
 
 

Les très nombreux fans attendent ce rendez-vous. Et si elle manque sûrement d’audace, l’adaptation du best-seller séduit par son ton et ses personnages, se démarquant clairement de Twilight. Agréablement sorcier.

E

than Wate ne rêve que de partir de Gatlin. Dans cette petite ville où les esprits sont aussi étriqués que l’horizon, le jeune homme s’ennuie terriblement, et ne pense qu’à suivre le conseil qui lui a laissé sa mère décédée : aller voir ailleurs pour faire sa vie. Lorsqu’il ne court pas en pleine nuit pour batailler contre ses insomnies, il rêve toujours de la même étrange jeune femme, le visage cachée par ses cheveux longs… La routine de ses journées est vite pimentée par des évènements étranges dont le plus intéressant est l’arrivée d’une nouvelle dans son lycée : Lena Duchannes. Héritière des Duchannes qui ont fondé Gatlin, vivant à l’écart dans la grande propriété familiale, la jeune fille a aussi hérité des épouvantables histoires qui abondent sur cette famille, considérée par toutes les grenouilles de bénitier de la ville comme des suppôts de Satan se livrant à la sorcellerie. Se moquant de ces superstitions, Ethan se rapproche de Lena, vite séduit par son caractère bien trempé. Avant de découvrir la famille de la jeune fille…

Cette romance pimentée de magie sait imposer une atmosphère nettement différente de Twilight

Il est probable que, sans le succès de Twilight, Sublimes créatures n’ait pas été adapté si vite sur grand écran. Et si la comparaison est inévitable, pour ne pas dire téléphonée par une dictature du marketing bien peu imaginative, la filiation entre les deux best-sellers s’avère plutôt injuste. Au point de desservir le film. Adapté de 16 Lunes, le premier volume de La saga des Lunes de Kami Garcia et Margharet Stohl, Sublimes Créatures parvient vite, en dépit d’une adaptation qui reste timide, à montrer sa différence. Sans prétendre à être l’anti-Twilight attendu par certains amateurs de fantastique, épuisés par les atermoiement romantiques des vampires de Stephenie Meyer, cette romance pimentée de magie sait imposer une atmosphère nettement différente. Le défilé de top model glacé autour de l’ingénue transie d’amour est remplacé par quelques sorcières pleines de venin et un couple d’ado qui se moque du glamour. C’est inhabituel, et très plaisant. Dans les rôles de Ethan et Lena, Alden Ehrenreich – la belle découverte du Tetro de Coppola – et Alice Englert – la fille de Jane Campion – composent un duo amoureux convaincant et doté d’un vrai charme adolescent.

Récit initiatique plongeant l’Amérique profonde dans la magie des « enchantements » à grand renfort d’effets spéciaux judicieux – en partie réalisés « live » – , Sublimes Créatures fait le choix d’ancrer son récit dans le quotidien des humains, s’autorisant quelques libertés piquantes. On retiendra le discours malveillant tenu par Sarafine dans l’église, vomissant autant sur les sorcières que les homos. Certains mauvais esprits ne manqueront pas d’y voir un clin d’œil savoureux à certains propos tenus par les sommités bien-pensantes du Tea Party… Nos deux étourneaux sont, il est vrai, bien entourés. Outre Emma Thomson, qui s’amuse beaucoup dans son rôle maléfique, Jeremy Irons assure de tout son charisme dans le personnage intéressant du mentor Macon Ravenwood. On apprécie aussi la performance de Viola Davis dans le rôle de Amma, association de deux personnages du livre conçus sur mesure pour l’actrice par le réalisateur et scénariste Richard LaGravenese, le scénariste de De l’eau pour les éléphants, Fisher King et L’homme qui murmurait à l’oreille des chevaux. Cette adaptation aurait pu marquer avec plus de force sa différence d’avec Twilight, mais avec la photo de Philippe Rousselot, les décors de Richard Sherman et la musique réussie de Thenewno2, Sublimes Créatures a déjà largement de quoi réconcilier le public déçu par Twilight avec les incontournables « Sagas littéraires pour adolescentes ».

Informations supplémentaires et l’avis ensorceleur du Margouillat

Sublimes créaturesL’avis du Margouillat : -Si vous avez aimé Twilight- soulignent les affiches publicitaire. Il ne pouvait pas trouver mieux pour plomber ce film. Dommage, car il a de nombreuses qualités qui risquent de passer inaperçues

Frédéric Lelièvre

 
Frédéric Lelièvre
Journaliste spécialisé dans le cinéma, j'ai traîné mes guêtres dans Mad Movies, Pur Ciné, DVD passion avant d'avoir droit à un magazine gratuit à mon nom de plume Le Petit Cinévore ! Désespérément optimiste, je me concentre sur les films qui éveillent en moi un certain intérêt et évite toute destruction massive...