Nos actus
 

Supercondriaque

 
supercondriaque
supercondriaque
supercondriaque

 
Fiche Technique
 

Millésime: 26 février 2014
 
Réalisateur: Dany Boon
 
Acteur: Dany Boon, Kad Merad, Alice Pol, Jean-Yves Berteloot…
 
Nationalité: Française
 
Genre:
 
Mise en scène
6.0


 
Scénario
7.0


 
Musique
6.0


 
Emotion
6.0


 
Notre note
6.3
6.3/10


Note des lecteurs
Pas encore noté

 

C'est du lourd...


Sympathique et rondement menée, la comédie est légère et amusante.

C'est un peu faible...


Mince alors, pas un seul bout de ch'tis à l'horizon…


Posté le 28 février 2014 par

 
Chronique
 
 

Dany Boon parle de ce qu’il connaît le mieux. Après ses origines « nordiques », il passe à sa nature d’hypocondriaque chronique. Parce qu’il sait se moquer de lui-même, mais aussi parce qu’il pousse l’aventure un peu plus loin, on s’amuse bien.

U

n hypocondriaque obsessionnel pourrit la vie de son médecin attitré. Décidé à se débarrasser de ce boulet épuisant, le brave toubib essaie de lui trouver une compagne… Pour avoir pulvérisé tous les records sans demander la permission aux élites, Dany Boon peut s’attendre à se voir écharper à chacune de ses entreprises. On pourra donc débattre avec fureur des sommes engagées dans cette production avant même d’anticiper les profits qu’elle apportera probablement. Mais cela ne change rien à un fait terrible pour les détracteurs du comique : Supercondriaque est drôle. Certaines scènes ralentissent bien le rythme, quelques gags se montrent peut-être moins efficaces, mais le résultat est réjouissant. Là où Rien à déclarer laissait perplexe, Supercondriaque enchaîne les gags sans soucis. Plongeant dans sa propre expérience, Dany Boon s’invente sur mesure un personnage excessif dont les expériences fleurent bon le vécu. Et après un générique animé évocateur, il se fait plaisir à la limite du slapstick, disposant d’un partenaire idéal pour lui renvoyer la belle : Kad Merad. Le duo retrouve ses réflexes et fonctionne très bien, surtout que le toubib humaniste à une femme qui ne se laisse pas faire, interprété avec aplomb par Judith El Zein. Le portrait du malade imaginaire amuse sans mal, les petites phrases fusent, mais on craint qu’à rester uniquement sur ce thème, le portrait finisse par lasser. Heureusement, un quiproquo provoque soudain un virage complet de l’intrigue.

En se mêlant du sort de populations fuyant la terreur, notre héros obsédé par sa petite personne au-delà de toute raison va être soudain confronté à la vraie peur, la vraie angoisse. Inventant une dictature de l’est, Dany Boon ne se pique pas pour autant de géopolitique. Le ton de la comédie rester rafraîchissant. Ce changement de décor est aussi pour notre antihéros l’occasion de découvrir ce qu’il a raté grâce à la bonne surprise du film : Alice Pol. Celle que l’on voit venir comme un second rôle accessoire s’avère être un atout de poids. D’abord parce qu’elle est vraiment drôle, mais aussi parce qu’elle compose avec Dany Boon un couple forcément décalé, mais au final étonnamment crédible dans sa tendresse. Que ce soit avec Kad Merad, Alice Pol ou même Jean-Yves Berteloot le charismatique révolutionnaire, Dany Boon prend un évident plaisir à partager la scène. Du comique pur et dur à l’aventure pas sérieuse, Dany Boon signe donc une comédie sans prétention qui fonctionne et devrait sans le moindre mal trouver un large public. Encore !

Informations supplémentaire et l’avis J’me sens pas bien du Margouillat

supercondriaqueL’avis du Margouillat : Oui ! Soyez un rebelle ! Tournez le dos à la meute et osez regarder le nouveau Dany Boon pour ce qu’il est ! Une comédie toute simple, mais amusante, gentiment menée et profitant d’un casting qui ne gâche pas son plaisir. Rigolo.

 

 

 

 


watchingmachine

 
watchingmachine
Petit animal fouineur et curieux : ce margouillat nous scrute et donne un avis toujours aussi péremptoire que subjectif. Bref, un journaliste... un vrai.