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Tarzan

 

 
Fiche Technique
 

Millésime: 6 juillet 2016
 
Réalisateur: Peter Yates
 
Acteur: Alexander Skarsgård, Margot Robbie, Christoph Waltz, Samuel L. Jackson,
 
Nationalité: Américain
 
Genre: ,
 
Mise en scène
7.0


 
Scénario
6.0


 
Musique
7.0


 
Emotion
6.0


 
Notre note
6.5
6.5/10


Note des lecteurs
Pas encore noté

 

C'est du lourd...


Des retrouvailles plaisantes, avec de belles images à la clef.

C'est un peu faible...


Tous les ingrédients sont là, mais ça manque d'envergure...


0
Posté le 24 septembre 2016 par

 
Chronique
 
 

tarzanaffiche

E

ntre les inconditionnels de Greystoke, les nostalgiques de Johnny Weissmuler et ceux qui ont grandi avec les rois de la jungle du petit écran, ce Tarzan revu et corrigé à intérêt à ne pas venir les mains vides. De fait, il avance quelques arguments qui ne manquent pas d’intérêt. Primo, nous retrouvons en la personne de Alexander Skarsgard, pas des plus charismatiques, mais pas transparent non plus, un Tarzan redevenu Lord anglais. Son enfance et son apprentissage, mille fois racontés, ne reviennent qu’en flash-back. Secundo, l’intrigue s’appuie sur un contexte historique pas idiot. Pour une fois, c’est le roi des Belges et son colonialisme ravageur qui ont le mauvais rôle, sous l’œil inquisiteur d’une Amérique antiesclavagiste incarnée par le personnage de Samuel L Jackson. Tertio, le grand méchant est incarné par Christoph Waltz, ce qui est toujours un choix judicieux ! Et puis, au-delà des effets spéciaux envahissants, David Yates a visiblement embarqué une partie de son équipe de Harry Potter pour retrouver le souffle de l’aventure, celle qui ne s’embarrasse pas forcément de crédibilité, mais sait nous emporter loin… Tout cela fait envie ! Et si le voyage offre certains agréments, le résultat laisse cependant dubitatif. Parfait comme à son habitude, Waltz s’impose immédiatement. S’amusant de la partition de la demoiselle en détresse, Margot Robbie nous séduit. Mais le personnage trop accessoire de Samuel Jackson devient vite un cliché encombrant. Il faut dire que Tarzan lui-même, s’il sait tenir sa place, ne semble pas au centre de l’attention. Le vrai héros de toute cette entreprise baignée de nostalgie, c’est l’exotisme. Un exotisme d’illustré avec des horizons sauvages infinis, une nature toute puissante, des peuplades inconnues aux mœurs inquiétantes et des mercenaires avides de sang. L’Afrique magique quoi !  Entre deux bagarres spectaculaires – mais trop espacées- on est frustré de cette promesse. Avant de devenir une foule joyeuse faisant la hola au départ des vilains blancs – quel cliché magnifiquement creux… –  nous aurions adoré voir toutes ces tribus mystérieuses se soulever une à une. Merci à Djimoun Hounsou d’assumer à lui seul ce fantasme de BD… Et les animaux tudieu ! C’est du roi des animaux dont il s’agit, celui qui se coltine avec ses frères gorilles et cause avec les éléphants ! Là encore, c’est un peu court. Les ravages du troupeau de buffles constituent une image épatante, mais c’est toute la faune de la jungle et de la savane que l’on espérait voir se joindre à la rébellion… Ce Tarzan se laisse regarder. Mais à se montrer trop superficiel avec la carte postale, négligeant d’en approfondir la noirceur, à trop respecter les ingrédients de l’héritage sans l’interpréter, il manque cruellement de personnalité. Ce qui nous est montré à une certaine allure, mais c’est tout ce qui est seulement suggéré qui nous manque…


Frédéric Lelièvre

 
Frédéric Lelièvre
Journaliste spécialisé dans le cinéma, j'ai traîné mes guêtres dans Mad Movies, Pur Ciné, DVD passion avant d'avoir droit à un magazine gratuit à mon nom de plume Le Petit Cinévore ! Désespérément optimiste, je me concentre sur les films qui éveillent en moi un certain intérêt et évite toute destruction massive...


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