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Ted 2

 

 
Fiche Technique
 

Millésime: 5 aout 2015
 
Réalisateur: Seth MacFarlane
 
Acteur: Mark Wahlberg, Seth MacFarlane, Amanda Seyfried, Giovanni Ribisi, Jessica Barth...
 
Nationalité: Américain
 
Genre:
 
Mise en scène
7.0


 
Scénario
7.0


 
Musique
7.0


 
Emotion
6.0


 
Notre note
6.8
6.8/10


Note des lecteurs
1 lecteur a voté

 

C'est du lourd...


Toujours aussi trash et attachant, Ted s'amuse d'un scénario pas si bête. Une suite très honnête.

C'est un peu faible...


Un peu longuette, cette suite vaut le détour. Mais mieux vaudrait ne pas tenter une troisième...


0
Posté le 4 août 2015 par

 
Chronique
 
 

Ted2AfficheTed aime sa femme Tami-Lynn au point de vouloir un enfant avec elle. C’est là que leur bonheur s’arrête net : l’état se demande soudain si ce futur père est une personne ou un simple objet… L’effet de surprise n’y est plus, mais l’impertinence du duo de pote est intacte, dopée par l’humour qui tâche de Seth MacFarlane. Alors oui, on s’amuse franchement, et certains gags sont savoureusement crade. Mais pour une fois qu’une comédie avait un fond passionnant, dommage de ne pas le fouiller un peu plus…

P

arce que l’Amérique est un grand pays qui ne respecte rien, dixit John, Flash Gordon en personne marie Ted et Tami-Lyn à l’église. Ensuite, bien sûr, le couple souffre méchamment de la routine. Mais comme Ted aime sincèrement sa belle blonde, il est prêt à tout pour la garder. Et décide d’avoir un enfant, grâce aux spermatozoïdes d’un généreux et très proche donateur.  Mais cette démarche va précipiter Ted et John dans une quête loin de leurs préoccupations habituelles : ils doivent prouver devant les tribunaux d’état que Ted l’ours en peluche est une personne, et pas un simple objet sans aucun droit… C’était prévu et, compte tenu de l’éclat de rire du premier opus, attendu avec une certaine impatience. Le nounours de vos rêves revient donc ! Un retour qui devait répondre à trois attentes : ne pas servir un copié collé du premier, faire digérer l’absence de Mila Kunis, et trouver une trame assez consistante pour justifier tout ça. À peu de choses prêts, il faut reconnaître que Seth MacFarlane remplit les conditions de la séquelle bien pensée. Pas calmé pour autant, Ted ressemble de plus en plus à l’américain moyen, et cotise à la marotte de la nostalgie, ce Ted 2 se nourrissant avec tendresse de références à la culture des années 80. Pixels n’a pas l’exclu. La complicité avec John fonctionne toujours aussi bien, merci monsieur Wahlberg, et l’humour trash reste leur religion, tout juste est-il un peu moins excessif. Heureusement, au fil du segment « road movie », nos complices retrouvent l’essentiel de leurs réflexes… Ayant déserté le plateau sous le fallacieux prétexte d’une grossesse surprise, Mila nous laisse en plan. Heureusement, une avocate accroc de ganja se joint au duo dans la croisade de Ted pour faire valoir son humanité. Sans en faire des tonnes, Amanda Seyfried trouve très vite sa place auprès du duo terrible. Restait à dégoter une idée de scénario suffisamment motivante pour que MacFarlane lui-même se laisse convaincre…

En dépit du carton de Ted en salle, Seth MacFarlane était resté méfiant à l’égard d’une suite, et c’est pour son scénario qu’il s’est laissé convaincre. Cela peut se comprendre car sous ses gags gras et ses délires de fumeurs de joint, Ted 2 met le doigt sur un thème carrément génial. Il ne s’agit pas d’éventrer le nounours pour comprendre la magie qui l’a amené à la vie. Cette curiosité reste l’obsession de Donny alias Giovanni Ribisi, épatant méchant toujours utile pour nourrir l’intrigue… Le thème est bien plus intéressant : qu’est-ce qui définit l’humain, la personne ? À l’heure où l’on vend aux jeunes générations une société dématérialisée, où les plus puissants acteurs du web expliquent que ce qui illustre et compose la vie de leurs abonnés est leur propriété, à une époque où les migrations de population et les conflits soulignent la valeur relative de la vie et de l’identité face aux lois, la quête du nounours fêtard pour sa reconnaissance en tant qu’individu prend une valeur inattendue. Un thème passionnant qui a grand besoin de la dérision la plus acide pour résonner aux oreilles de tous. Bien sûr, Ted n’est pas revenu pour faire de la philo ou de la géopolitique, et la conclusion du film n’apporte de solution qu’à sa propre condition. Mais on regrette tout de même que « Ted » MacFarlane n’ait pas poussé plus loin la provocation dans cette direction. N’empêche, Ted le retour tient la note du premier, surtout en VO, et compense l’effet de surprise perdu par une double dose de caméos et un festival de références qui, pour prendre sens, demandent parfois une belle culture de geek !


Frédéric Lelièvre

 
Frédéric Lelièvre
Journaliste spécialisé dans le cinéma, j'ai traîné mes guêtres dans Mad Movies, Pur Ciné, DVD passion avant d'avoir droit à un magazine gratuit à mon nom de plume Le Petit Cinévore ! Désespérément optimiste, je me concentre sur les films qui éveillent en moi un certain intérêt et évite toute destruction massive...


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