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The Mortal Instruments : La cité des ténèbres

 
TheMortalInstrumentsLaCitédesténèbres
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Fiche Technique
 

Millésime: 2013
 
Réalisateur: Harald Zwart
 
Acteur: Lily Collins, Jamie Campbell Bower, Robert Sheehan, Lena Headey, Jonathan Rhys Meyers
 
Nationalité: Américaine
 
Genre: , ,
 
Mise en scène
7.0


 
Scénario
4.0


 
Musique
5.0


 
Emotion
2.0


 
Notre note
4.5
4.5/10


Note des lecteurs
Pas encore noté

 

C'est du lourd...


Un peu plus velu que Twilight !

C'est un peu faible...


Si cet univers de créatures maléfiques ne manque pas d'intérêt, son manque de verve et d'originalité ne lui permet pas de sortir du lot des clichés pour ados.


Posté le 17 octobre 2013 par

 
Chronique
 
 

Le casting à de l’allure, mais la faute à une adaptation fade, inconditionnels et néophytes risquent de partager la même déception…

Clary est une ado de 15 ans comme les autres. S’il n’y avait ces rêves étranges et ce symbole qui lui revient sans cesse, l’obsédant au point d’en couvrir les murs. C’est pour se distraire de ces soucis qu’elle sort en boîte avec Simon, son ami d’enfance. Une boîte de nuit très privée dans laquelle ils sont admis à leur plus grande surprise. Ambiance bizarre et fréquentation étrange, Clary n’est pas au bout de ses surprises : elle assiste au meurtre d’un homme. Dont le corps disparaît immédiatement après, la laissant seule témoin de ce que nul autre ne semble avoir remarqué. Clary ignore encore que par sa présence, elle vient de déclencher une suite d’événements qui vont réveiller le passé des siens, et la confronter à la réalité d’un New York alternatif abandonné aux habitants de le nuit. Traquée par des créatures terrifiantes, Clary trouve un protecteur en la personne du fascinant Jace, chasseur d’ombre, celui-là même qui a commis le crime dans la boite de nuit…

On espère que le film assume pleinement la noirceur de l’œuvre originale, mais l’espoir d’une approche horrifique s’étiole vite.

Avec ses intrigues sombres, ses personnages complexes, la série des livres de Cassandra Clare, qui se compose au total de quatre trilogies, s’est vite imposée comme une sagas fantastiques très prometteuse pour une adaptation cinématographique. Ceux qui n’avaient pas forcément apprécié le prude romantisme de Twilight y voyaient même une certaine revanche, avec la promesse d’un spectacle gothique doté de plus de maturité et de caractère. Et à première vue, tout y est. Une mythologie riche de havres invisibles, de sorciers, de malédictions et de prédictions ancestrales, une société parallèle où créatures de tout poil et de tous crocs s’affrontent à l’ombre des buildings de New York. Avec l’épatant équipage de méchants composé de Kevin Durand, Robert Maillet et d’un infernal caniche en guise d’introduction, on espère même que le film assume pleinement la noirceur de l’œuvre originale. Mais l’espoir d’une approche horrifique s’étiole vite. L’action est agréablement spectaculaire, les décors ont de l’allure, et les effets spéciaux sont soignés, mais tout cela manque de venin, d’esprit et d’audace pour éviter les références. C’est que The Mortal Instruments : la cité des ténèbres tombe dans le piège classique : il ne suffit pas d’assembler des éléments empruntés aux livres pour s’approprier l’histoire au point d’en faire un film…

Le casting a du potentiel. Lily Collins, la Blanche Neige de Tarsem Singh, est convaincante dans le premier rôle, Jamie Campbell Bower (Camelot, Twilight, Anonymous) est parfait en Jace, et le trop rare Kevin Zegers (Transamerica, The Colony) assure dans celui de Alec. Robert Sheehan ne se sortant pas trop mal du rôle incertain de Simon, qui emprunte au second livre de la saga des événements qui ne peuvent être développés aussi vite… Pour satisfaire au défilé de mannequins – Godfrey Gao impose un sacré charisme en Magnus Bane ! – le personnage maléfique de Valentin est attribué à Jonathan Rhys Meyer, trop jeune et qui en fait des tonnes. Et le rôle important de Hodge apparaît bien inconsistant. On est surpris que cet assemblage désordonné ait été exécuté avec la bénédiction de l’auteur. Il en va de même des inventions du film, qui apparaissent plus comme des gadgets, à l’exemple des « bulles d’eau » de la porte… Ni retranscription scrupuleuse, ni version revisitée, cette adaptation frustre et gâche ses effets. Une suite aurait pu réajuster l’équation, mais les résultats du film outre-atlantique rendent les inconditionnels pessimistes…

Informations supplémentaires et l’avis Mordant du Margouillat

themortalinstrumentsL’avis du Margouillat : Cette Cité des Ténèbres laissait espérer une mythologie plus puissante, plus impertinente que les sages vampires de Twilight. Mauvais pioche !

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Frédéric Lelièvre

 
Frédéric Lelièvre
Journaliste spécialisé dans le cinéma, j'ai traîné mes guêtres dans Mad Movies, Pur Ciné, DVD passion avant d'avoir droit à un magazine gratuit à mon nom de plume Le Petit Cinévore ! Désespérément optimiste, je me concentre sur les films qui éveillent en moi un certain intérêt et évite toute destruction massive...