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The Raid 2

 
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Fiche Technique
 

Millésime: 23 juillet 2014
 
Réalisateur: Gareth Evans
 
Acteur: Iko Uwais, Tio Pakusodewo, Julie Estelle, Ryuhei Matsuda…
 
Nationalité: Indonésien
 
Mise en scène
9.0


 
Scénario
7.0


 
Musique
7.0


 
Emotion
8.0


 
Notre note
7.8
7.8/10


Note des lecteurs
1 lecteur a voté

 

C'est du lourd...


Puissant, stylé, impressionnant, The Raid 2 s’impose à son tour comme une référence incontournable dans le genre.

C'est un peu faible...


Un goût prononcé pour les poses ? Quelques transitions transparentes ? Quand bien même ! La baffe laisse la même marque sur la tronche…


0
Posté le 23 juillet 2014 par

 
Chronique
 
 

Pour se renouveler, le film de combat se nourrit de révélation d’arts martiaux méconnus et surtout de surenchère dans la violence. La très attendue suite du stupéfiant The Raid met tout le monde d’accord. La mise à jour est impressionnante, mais s’accompagne d’un changement de cadre, de décor et d’ambition. Un renouvellement dans la continuité qui vous scotche.

R

ama n’a pas le temps de se remettre de son raid qu’on lui confie une mission plus périlleuse encore : infiltrer la mafia contrôlée par les Indonésiens et les Yakusas, et la faire sombrer en même temps que les flics pourris qui la couvre… En un seul film, et grâce au talent du réalisateur Gallois Gareth Evans, le cinéma indonésien s’est imposé au tout premier plan du genre action. Révélant au grand public une génération d’acteurs et d’athlètes de premier ordre, et illustrant la passion du réalisateur pour le Pencak Silat, art martial indonésien traditionnel, The Raid a conquis tous les amateurs de la planète. Réalisé au cordeau avec des cascadeurs émérites, ce suspens au couteau reposait sur une logique de jeu vidéo : survivre d’étage en étage à un immeuble dédiés à des adversaires, rythmé par des chorégraphies toujours plus audacieuses, et l’apparition de « boss » fascinants. Il eut été facile pour Evans et son équipe de reprendre cette formule terriblement efficace en échangeant l’immeuble pour un autre décor clos. Fort heureusement, il n’en est rien. The Raid fut une opportunité en attendant de pouvoir réaliser un scénario plus ambitieux, celui de The raid 2. La séquelle emprunte deux genres : le film de prison pour l’introduction, mise en bouche redoutable menant à un pur film de mafia, et une nouvelle donne esthétique. La fièvre des intérieurs exigus fait place à de vastes espaces, souvent scénographiés de façon assez théâtrale. Les cavalcades dans les escaliers sont remplacées par de vastes plans fixes en extérieur ou l’on devine les évènements.

Plus exigeante pour les acteurs qui peuvent construire des personnages plus épais, cette audace est une réussite. Et Gareth Evans s’y balade avec une telle aisance qu’il peut faire avec son récit ce qu’il faisait déjà avec ses combats : pousser la crédibilité à ses limites, en intégrant des personnages « tarantinesques ». De ces méchants hors norme dont la démesure ferait le bonheur de plus d’un comics. On n’avait pas vu manier le marteau comme la jeune muette depuis le Old Boy de Park Chan Wok, et son grand frère amateur de baseball ne déçoit pas non plus. Une fantaisie qui apporte un piment inattendu à des chorégraphies de combat  toujours plus abouties, profitant à merveille d’une mise en place soigneuse. L’impressionnant règlement de compte dans la cour de la prison trouve un écho « frappant » avec la scène de la boite de nuit, où l’incroyable Yayan Ruhien  excelle à nouveau en vagabond. Iko Uwais, quant à lui, se pose en star, face à un casting puissant à souhait. Souffrant d’à peine quelques baisses de rythme, l’intrigue est suffisamment compliquée pour être des plus convaincantes. The raid nous avait emballé, The Raid 2 confirme l’évidence : l’école indonésienne n’a pas fini de bousculer le film d’action et de combat.

Informations supplémentaires et l’avis Aouch du Margouillat

the-raid-2L’avis du Margouillat : The raid avait révélé le potentiel inconnu de l’Indonésie au firmament du film de combat. Sa séquelle annoncée serait-elle un prévisible copié collé ? Point du tout. La suite prend ses aises, s’accommode du polar mafieux, du film de prison, et repousse les limites de sa violence et du spectaculaire. Les ongles plantés dans l’accoudoir, l’amateur se régale…

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Frédéric Lelièvre

 
Frédéric Lelièvre
Journaliste spécialisé dans le cinéma, j'ai traîné mes guêtres dans Mad Movies, Pur Ciné, DVD passion avant d'avoir droit à un magazine gratuit à mon nom de plume Le Petit Cinévore ! Désespérément optimiste, je me concentre sur les films qui éveillent en moi un certain intérêt et évite toute destruction massive...


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