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The two faces of january

 
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Fiche Technique
 

Millésime: 18 juin 2014
 
Réalisateur: Hossein Amini
 
Acteur: Viggo Mortensen, Kirsten Dunst, Oscar Isaac, Daisy Bevan
 
Nationalité: Américain, Britannique, Français
 
Genre:
 
Mise en scène
8.0


 
Scénario
7.0


 
Musique
8.0


 
Emotion
7.0


 
Notre note
7.5
7.5/10


Note des lecteurs
1 lecteur a voté

 

C'est du lourd...


L'élégance des sixties, un suspens raffiné et trois personnages fascinants.

C'est un peu faible...


Une petite baisse de rythme final


0
Posté le 18 juin 2014 par

 
Chronique
 
 

Sous l’apparente aisance de la réussite se cache un couple en cavale. Entre fascination, envie et calcul, un jeune aventurier partage leur destin… Suspens d’atmosphère baigné d’une élégance sixties, cette première réalisation inspirée retrouve l’esprit du polar «Highsmith ». Séduisant.

G

uide touristique roublard en Grèce, le jeune Rydal tombe sous le charme de touristes compatriotes, les MacFarland. Un couple idéal qui brille sous le soleil de 1962, mais cache une réalité bien plus sombre…  Hossein Amini est connu en tant que scénariste, et non des moindres. Découvert au cinéma avec le beau Jude de Winterbottom, il a depuis signé le trop méconnu Frères du désert, Blanche Neige et le chasseur, le récent 47 Ronin et le d’ores et déjà culte Drive. Pour sa première expérience en tant que réalisateur, Amini s’est consacré non pas à un scénario orignal, mais à une adaptation assez délicate. En portant à l’écran le roman homonyme de Patricia Highsmith, il nous invite à un voyage dans le temps et dans l’histoire cinématographique. Comptant ses péripéties, ménageant quelques pics d’intensité, ce polar psychologique se concentre sur le jeu des amitiés, des amours, des trahisons et des haines qui agitent trois personnages complexes, liés les uns aux autres dans une fuite éperdue. Chacun forçant l’autre dans ses retranchements, le suspens prend parfois des allures de huis clos à ciel ouvert tant les enjeux entre Chester, Rydal et Colette prennent le pas sur tout. Aventuriers audacieux et imbus d’eux-mêmes, Chester et Rydal se jouent des lois et des sentiments, seulement guidés par l’appât du gain. Ils deviennent comme les deux visages d’un même personnage, une relation trouble de maître à élève, de fils à père, de complice à concurrent, entre admiration et haine. Colette incarnant leur seul talon d’Achille, leur salut comme leur perte.

Un jeu intime et pervers qui ne pouvait s’exprimer sans un décor soigné, reflet d’une époque élégante et magique. Utilisant parfaitement les décors et les paysages de la Grèce, de la Crête et de la Turquie, la reconstitution des années 60 est particulièrement séduisante. Un charme inspiré par des films de référence pour cette époque et dont Hossein se réclame, de l’Avventura à Plein Soleil. Et impossible de ne pas penser au Troisième Homme lors de la poursuite dans le dédale du souk d’Istambul…  Le décor est idéalement soigné pour qu’un casting tout aussi judicieux y trouve ses marques. Le rôle de Colette semble avoir été écrit pour Kirsten Dunst tant elle l’incarne avec réussite. Dans le rôle délicat du jeune prétendant, Oscar Isaac fait preuve d’un jeu solide et d’une présence particulièrement intéressante. Au point de ne pas disparaitre dans l’ombre de Viggo Mortensen, qui explore avec un talent impressionnant toutes les nuances de son personnage, du plus lumineux au plus pathétique. Comme une tragédie classique, le drame se joue en trois actes, un suspens raffiné si prenant que l’on pourra trouver sa conclusion un peu précipitée, trop simple. Mais pas au point de gâcher la saveur de ce premier film ambitieux et abouti.

Informations supplémentaires et l’avis Trop classe du Margouillat

The-Two-Faces-of-January-AfficheL’avis du Margouillat : Pour sa première réalisation, Amini s’offre un plaisir de scénariste : l’adaptation d’un polar de Patricia Highsmith, avec tout le raffinement d’implique l’exercice. Grâce à une reconstitution séduisante et des acteurs formidables, le résultat est franchement convaincant. Du suspens et de la classe.

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Frédéric Lelièvre

 
Frédéric Lelièvre
Journaliste spécialisé dans le cinéma, j'ai traîné mes guêtres dans Mad Movies, Pur Ciné, DVD passion avant d'avoir droit à un magazine gratuit à mon nom de plume Le Petit Cinévore ! Désespérément optimiste, je me concentre sur les films qui éveillent en moi un certain intérêt et évite toute destruction massive...


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