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This is not a love story

 

 
Fiche Technique
 

Millésime: 18 novembre 2015
 
Réalisateur: Alfonso Gomez-Rejon
 
Acteur: Thomas Mann (II), Olivia Cooke, RJ Cyler, Jon Bernthal...
 
Nationalité: Américain
 
Genre: ,
 
Mise en scène
8.0


 
Scénario
8.0


 
Musique
7.0


 
Emotion
7.0


 
Notre note
7.5
7.5/10


Note des lecteurs
Pas encore noté

 

C'est du lourd...


Original, savoureux, drôle et touchant, ce portrait d'amitié et d'amour touche, avec le sourire aux lèvres en dépit du sujet.

C'est un peu faible...


Encore un film sur les ados face à l'amour, la mort et la maturité ? Oui, c'est un fait. Mais comme chacun sort son épingle du jeu...


0
Posté le 2 décembre 2015 par

 
Chronique
 
 

ThisisnotAffiche

G

reg n’est pas vraiment fan de lui-même. Joyeusement cynique, cultivant la discrétion jusqu’à disparaître, Greg vit en pointillé. Pour éviter les conflits avec les territoires du lycée, il arrive à faire bonne figure avec chacun, disparaissant dans le décor de ce champ bataille des personnalités. Pour s’exprimer, avec son seul vrai pote Earl, il parodie les films d’auteurs qu’il adore. Des films qu’ils ne montrent à personne, bien sûr. Dans son genre, Greg incarne avec autant de légèreté que de pertinence l’ado en fin d’errance, juste avant que l’âge adulte ne lui confisque ses dernières illusions. Pour peu qu’il en ait. C’est alors que sa mère lui balance une corvée comme seules les mères idéalistes en imaginent : il doit prendre des nouvelles de Rachel, une ancienne camarade de maternelle atteinte de leucémie. Greg va traiter la situation à son habitude, avec cette distance rigolote, cette nonchalance qui permet de faire bonne figure et de se planquer. Et devenir le personnage principal d’une histoire, avec Rachel et Earl. Pas une histoire d’amour, pas seulement, mais une histoire de sentiments, qui se dévoilent et pétillent, se bousculent et tordent les tripes quand les sourires sont impuissants. On sera forcément tenté de comparer « Me and Earl and the Dying Dirl » – selon son titre original- avec d’autres films récents abordant la fin de l’adolescence, la maladie, la mort et l’amour. Mais ce serait bigrement facile, et particulièrement creux. Enrichissant le décor de cette adolescence de quelques personnages savoureux, Alfonso Gomez-Rejon trouve le ton et la saveur pour raconter l’apprentissage de devenir quelqu’un, quand un autre s’apprête à disparaître injustement. La réalisation se bonifie au fil du film, les acteurs sont justes et, loin d’être lisses ou conventionnels, conservent leur petit mystère jusqu’au bout. Et puis par la passion des deux copains d’enfance, le film est l’un des plus vibrants messages d’amour à la passion du cinéma depuis les films suédés de Gondry ! Un film qui nous charme, nous amuse beaucoup, fait le choix d’une émotion comptée, de qualité. Et qui nous satisfait jusqu’à une conclusion vraiment très réussie. On ne sera donc pas surpris que le film ait décroché le grand prix du jury et le Prix du public à Sundance…


Frédéric Lelièvre

 
Frédéric Lelièvre
Journaliste spécialisé dans le cinéma, j'ai traîné mes guêtres dans Mad Movies, Pur Ciné, DVD passion avant d'avoir droit à un magazine gratuit à mon nom de plume Le Petit Cinévore ! Désespérément optimiste, je me concentre sur les films qui éveillent en moi un certain intérêt et évite toute destruction massive...


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