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Trance

 
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Fiche Technique
 

Millésime: 2013
 
Réalisateur: Danny Boyle
 
Acteur: James McAvoy, Vincent Cassel, Rosario Dawson
 
Nationalité: Britannique
 
Genre:
 
Mise en scène
8.0


 
Scénario
8.0


 
Musique
9.0


 
Emotion
8.5


 
Notre note
8.4
8.4/10


Note des lecteurs
Pas encore noté

 

C'est du lourd...


Ce genre de thriller psychotique à le don de maintenir une tension nerveuse délectable.

C'est un peu faible...


De twist en twist, le spectateur ne sait plus sur quel pied danser. Certains s'y perdront...pas nous !


Posté le 15 mai 2013 par

 
Chronique
 
 

L’histoire est intrigante et le trio d’acteur prometteur, surtout entre les mains de Danny Boyle. Son thriller est bien noir, savamment Hitchcockien par ses nombreux surprises. Alors forcément, on aime…

S

imon est un jeune commissaire-priseur, expert en peintures de maîtres. Il travaille dans le saint des saints de la salle de vente. C’est d’ailleurs lui qui prend soin des œuvres en vente lorsqu’un problème de sécurité intervient dans cet immense coffre-fort inviolable. Une situation forcément très intéressante pour qui voudrait s’approprier ce qui ne lui appartient pas. Surtout lorsque l’expert en art a des dettes… C’est ainsi que Simon est devenu le complice de Franck, dont les membres du gang investissent discrètement les lieux, alors que l’on s’apprête à proposer aux enchères Le vol des sorcières, un précieux Goya. Dès lors, tout se passe comme prévu par Simon. À un détail près. À la suite d’un épisode inattendu, Frank frappe Simon à la tête…

l’intervention d’une psychiatre spécialiste de l’hypnose va bousculer toutes les évidences, se jouant des personnalités et des rapports entre les personnages

C’est une bonne habitude de prise. À chaque nouveau Danny Boyle débarquant sur nos écrans, on s’attend à une surprise, une intrigue originale et savamment orchestrée qui, surtout, ne ressemble pas au film précédent. Mission accomplie. Après la consécration de Slumdog Millionaire et le coup d’éclat des Jeux Olympiques de Londres, Danny Boyle opère une sorte de retour aux sources avec ce polar appétissant qui plante le décor d’un classique film de cambriolage, avant de se jouer des genres et des certitudes du spectateur. Pour se faire, Danny Boyle retrouve son fidèle scénariste, John Hodge, celui-là même qui a signé le scénario de son premier film, Petits meurtres entre amis, et celui de son premier succès international, le cultissime Trainspotting. Avec Trance, les deux complices s’offrent un exercice de narration particulièrement intéressant. Si le cadre d’un vol de tableau semble attribuer d’office les rôles, l’intervention d’une psychiatre spécialiste de l’hypnose va bousculer toutes les évidences, se jouant des personnalités et des rapports entre les personnages. Un jeu de passe-passe avec la réalité, déformée par le prisme de l’hypnose qui glisse le doute sur tout ce que l’on voit. Riche en coup de théâtre et en surprises, ce polar très noir réussit à piéger le spectateur par son intrigue alambiquée au fil de laquelle on peut parfois s’égarer. Ce qui est très agréable. Sans parler de véritables incohérences, quelques détails pourront faire tiquer la logique des plus perspicaces, mais Boyle a des atouts pour nous les faire oublier.

Il y a d’abord ce qui l’a séduit tout de suite à la lecture du scénario : trois personnages qui peuvent prétendre au premier rôle. Boyle sait parfaitement jouer cette carte, et lorsqu’un des membres du sulfureux trio semble prendre l’ascendant sur l’histoire, l’un des deux autres intervient d’une surprise et regagne le premier plan. Entre fragilité et volonté, Rosario Dawson compose un personnage de psy hypnotiseur particulièrement surprenant, trait d’union de charme entre deux « mauvais garçons » très convaincants. Vincent Cassel impose son rôle de truand avec une vraie classe, James McAvoy excellant pour sa part à nous perdre dans les méandres de sa mémoire. Avec Trance, Boyle voulait revisiter le genre en évitant les références aux classiques. Il y parvient notamment grâce à sa réalisation toujours aussi travaillée et inventive, mais sans sombrer dans le tape-à-l’œil ou le superflu. Ce qui lui permet d’assumer des montées d’adrénaline parfois très violentes. Si l’on ajoute à cela une B.O. réussie signée par un autre fidèle, Rick Smith, on peut estimer sans trop de risque que ce rendez-vous ne décevra pas les amateurs de Danny Boyle.

Informations supplémentaire et l’avis trainspotter du Margouillat

tranceL’avis du Margouillat : Quand Dany Boyle s’offre un moment de détente, il fait un film de genre. Tranchant et violent à souhait, mécanique bien huilée. On ne peut qu’aimer.

Site : Trance

 


Frédéric Lelièvre

 
Frédéric Lelièvre
Journaliste spécialisé dans le cinéma, j'ai traîné mes guêtres dans Mad Movies, Pur Ciné, DVD passion avant d'avoir droit à un magazine gratuit à mon nom de plume Le Petit Cinévore ! Désespérément optimiste, je me concentre sur les films qui éveillent en moi un certain intérêt et évite toute destruction massive...