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Une Promesse

 
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Fiche Technique
 

Millésime: 16 Avril 2014
 
Réalisateur: Patrice Leconte
 
Acteur: Rebecca Hall, Richard Madden, Alan Rickman, Maggie Steed…
 
Nationalité: Français, Belge
 
Genre:
 
Mise en scène
7.0


 
Scénario
8.0


 
Musique
8.0


 
Emotion
7.0


 
Notre note
7.5
7.5/10


Note des lecteurs
Pas encore noté

 

C'est du lourd...


Inspiré par Zweig, Leconte soigne ses personnages et détaille leurs sentiments

C'est un peu faible...


Leconte prend des libertés avec la nouvelle, mais en garde l’élégance.


Posté le 16 avril 2014 par

 
Chronique
 
 

À l’heure de la téléréalité, replonger dans la fébrilité des sentiments de Zweig ne manque pas de culot. Fasciné par ses personnages, Leconte compose méticuleusement la chronologie de leur passion, servi par des acteurs qui font revivre une époque.

L

e secrétaire particulier d’un industriel tombe amoureux de la femme de son patron. Une passion qui s’avère partagée, et devra résister au temps et aux épreuves… Dans son désir d’être fidèle à Stefan Sweig, Patrice Leconte avait envisagé d’adapter la nouvelle « Le voyage dans le passé » en Allemand avec des acteurs allemands. La barrière de la langue l’a finalement poussé à tourner en Anglais avec des acteurs britanniques. Un revirement dont son entreprise ne souffre en aucune façon. Loin de la fièvre de Game of Thrones, Richard Madden compose un Zeitz solide, tourmenté par sa passion pour la belle Lotte, incarnée avec une simplicité solaire par l’excellente Rebecca Hall. Dans le rôle de Hollfmeister, Alan Rickman livre une interprétation dont il a le secret, tout en nuance. C’est d’ailleurs le terme qui décrit le mieux cet hommage de Leconte à un auteur et au romantisme qu’il incarne. Car si la reconstitution est soignée, l’évocation de cette Allemagne de 1912 reste un cadre, un décor distancié qui permet au réalisateur de ne pas sombrer pas dans l’exercice de style. Grâce au talent de ses acteurs, toujours justes, grâce à la lumière de son fidèle directeur de photo Eduardo Zerra, Leconte nous place au plus près de ses personnages, et des sentiments qui les agitent.

Attentive et respectueuse, l’adaptation s’autorise une initiative marquante : une fin moins pessimiste que celle de Zweig. Mais c’est une trahison que l’on excuse volontiers, tant elle s’accorde harmonieusement avec le jeu de cœur de Friedrich et Lotte. Il est toujours audacieux de raconter à une époque aussi vulgaire que la nôtre cette vision d’une passion pure. Notre société médiatiquement malade ne cesse d’exposer les sentiments les plus chers, les élans les plus intimes à la façon d’un étalage de viande. La sensualité de Zweig évoque l’ivresse et les terreurs de passions vécues dans le secret de chacun, enfermées par les codes d’une éducation, d’une morale. La promesse du titre, c’est celle d’une femme qui se promet d’attendre son amant, au-delà du temps, des convenances. Il s’agit pour le conteur de faire durer l’instant magique du trouble de la passion, celui où l’on se sent emporté, transporté pour l’autre, sans encore oser le dire, sans même être sur que cette flamme est partagée. Avec retenue et une sincère passion, Leconte y parvient avec élégance.

Informations supplémentaires et l’avis Pas si ridicule du Margouillat

Unepromesse_afficheL’avis du Margouillat : Si le film retrouve l’époque de son auteur, il ne cède pas sous le poids de la reconstitution. Tout à la passion très romantique de ses amants éperdus, Leconte compose le portrait du sentiment amoureux avec beaucoup de finesse.

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Frédéric Lelièvre

 
Frédéric Lelièvre
Journaliste spécialisé dans le cinéma, j'ai traîné mes guêtres dans Mad Movies, Pur Ciné, DVD passion avant d'avoir droit à un magazine gratuit à mon nom de plume Le Petit Cinévore ! Désespérément optimiste, je me concentre sur les films qui éveillent en moi un certain intérêt et évite toute destruction massive...