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Vive les vacances

 

 
Fiche Technique
 

Millésime: 19 aout 2015
 
Réalisateur: John Francis Daley et Jonathan M. Goldstein
 
Acteur: Ed Helms, Christina Applegate, Skyler Gisondo, Steele Stebbins, Chris Hemsworth
 
Nationalité: Américain
 
Genre:
 
Mise en scène
7.0


 
Scénario
6.0


 
Musique
7.0


 
Emotion
6.0


 
Notre note
6.5
6.5/10


Note des lecteurs
Pas encore noté

 

C'est du lourd...


Ed Helms et Christina Applegate sont vraiment sur la même longueur d'onde.

C'est un peu faible...


Rigolo, oui. indispensable? vraiment pas...


0
Posté le 27 août 2015 par

 
Chronique
 
 

vivevacancesAffichePour ressouder les liens de sa famille, Rusty Griswold embarque son petit monde en voiture et traverse le pays pour rejoindre Walley World, comme son père l’avait fait 30 ans plus tôt… Les vacances catastrophes ont une référence : Vacation, sortie en 1983. Cette énième suite n’innove pas vraiment, mais Ed Helms et Christina Applegate entretiennent avec entrain la désastreuse réputation des Griswold !

T

rop gentil, bien trop candide et casanier, Rusty Griswold sent bien qu’il déçoit sa famille. Il est grand temps d’agir. Et pour changer la routine, une solution s’impose à lui : emmener sa femme et ses deux fils au parc d’attractions Walley World. Un long voyage à travers les USA qui leur permettra de se retrouver. Pour peu qu’ils y survivent… Vive les vacances est un film idiot. Les personnages sont tout d’une pièce, les gags ne reculent pas devant une solide portion de gras, et même si les situations les plus absurdes s’enchaînent, on les voit souvent venir de loin. Vive les vacances est un film idiot, c’est un constat pas même désobligeant. Car c’est précisément pour cette raison que le film nous amuse sans complexe. De ce point de vue, l’héritage des Griswold n’est pas sacrifié. Révisons un peu pour les distraits. Dans les années 70, un journal humoristique rappelle aux Américains ce qu’est l’incorrection, le mauvais goût, la subversion et la rébellion. Non content de faire paraître les planches du gotha des graphistes de l’époque, National Lampoon devient la référence absolue d’un humour irrespectueux. Craint et adulé, le journal est une école qui réunit autour de lui toute une génération d’humoristes qui vont pulvériser les zygomatiques des années 80. Les deux mots associés suffisent dès lors à résumer cet esprit sous toutes ses formes… y compris les plus commerciales. Le qualificatif « National Lampoon » sera du reste utilisé et abusé au point de voir cette icône de la poilade vidée d’une grande partie de son sens….

Les Griswold sont une création du journal. L’incarnation de la plus typique famille américaine de cette middle class dont rêve le monde. Mais dans une version punching-ball. Écrit par John Hughes, le maître de la teen-comédie des 80s, réalisées par Harold Ramis (le Egon Spengler des Ghostbusters) et Amy Hecherling ( créatrice des Allo maman ici bébé), le film Vive les vacances fait un carton en 1983. Porté par le talent de Chevy Chase, naît ainsi une franchise modérément prolifique, mais extrêmement populaire… 30 ans plus tard, le fils Griswald reprend le flambeau sous les traits de Ed Helms, père de famille aussi touchant de candeur que terrifiant de maladresse. Un personnage épuisant mais attendrissant qui lui convient à merveille. A ses côtés, la délicieuse Christina Applegate assure avec son redoutable savoir-faire comique. Une famille utilement complétée par un ado benêt et un benjamin ordurier, bien que leur capacité de nuisance soit clairement sous-exploitée. Reste à garnir la route de catastrophes qui vont de l’explosif au nauséabond,ainsi que de caméos rigolos et d’apparitions savoureuses. Chevy Chase et sa compagne de cinéma Berverly d’Angelo font partie des étapes du voyage, évidemment, mais la palme revient à Chris Hemsworth, qui s’éclate posément en bellâtre réac à tendance exhibitionniste… Le véhicule de la famille n’a pas été oublié, le Tartan Prancer révélant au monde l’atroce potentiel des voitures albanaises. Vive les vacances version 2015 n’a rien de révolutionnaire, et on pourra regretter que cette équipe sympa ne soit servie par un scénario moins prévisible et un humour plus corsé. Mais on s’amuse de bon cœur. Une première réalisation gentiment honnête pour les deux scénaristes de Comment tuer son boss, Jonathan M. Goldstein et John Francis Daley, le psy de Bones…


Frédéric Lelièvre

 
Frédéric Lelièvre
Journaliste spécialisé dans le cinéma, j'ai traîné mes guêtres dans Mad Movies, Pur Ciné, DVD passion avant d'avoir droit à un magazine gratuit à mon nom de plume Le Petit Cinévore ! Désespérément optimiste, je me concentre sur les films qui éveillent en moi un certain intérêt et évite toute destruction massive...


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