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Warm Bodies Renaissance

 
Warm Bodies
Warm Bodies
Warm Bodies

 
Fiche Technique
 

Millésime: 2012
 
Réalisateur: Jonathan Levine
 
Acteur: Nicholas Hoult, Teresa Palmer, Analeigh Tipton, John Malkovich
 
Nationalité: Américaine
 
Genre: ,
 
Mise en scène
7.0


 
Scénario
6.5


 
Musique
8.0


 
Emotion
7.0


 
Notre note
7.1
7.1/10


Note des lecteurs
1 lecteur a voté

 

C'est du lourd...


Un duo de tourtereaux craquant

C'est un peu faible...


Le pitch est excellent, le film l'exploite juste agréablement


0
Posté le 20 mars 2013 par

 
Chronique
 
 

Malin et savoureux, ce Romeo et Juliette chez les zombies est une vraie surprise. Revisitant avec ingéniosité un genre décidément très prisé, il distille un humour accrocheur et un vrai sens du romantisme. Saignant et épatant.

R

 traîne dans un aéroport. Il ne se souvient plus depuis combien de temps ses journées se résument à cela, bien que ce constat le préoccupe du fin fond de son esprit éteint. Il faut dire que R est mort, et qu’il se souvient seulement que son nom commence probablement par un R. Son quotidien se résume à ces ballades l’amenant parfois à buter contre d’autres morts errants, et à éviter les pires d’entre eux, les « Osseux » qui n’ont plus de chair. Il croise parfois son seul ami, M, pour une conversation se limitant au mieux à quelques syllabes uniques. Et lorsque la faim est trop grande, ils partent à plusieurs en quête d’une proie vivante. Une quête qui les amène aux limites des bunkers où les vivants sont retranchés. Parfois, certains en sortent pour une expédition périlleuse. Comme celle à laquelle participe la belle Julie. Et pour avoir dévoré le cerveau du petit ami de celle-ci, les souvenirs ainsi ingérés vont faire renaître en R des sentiments oubliés…

Warm Bodies Renaissance est né sous une double étoile : Shakespeare et Internet. C’est influencé par le classique Romeo et Juliette que Isaac Marion a imaginé l’histoire de ce mort vivant romantique, dévoré d’amour pour une belle Julie bien vivante. Leur amour impossible, réveillant peu à peu le cœur du défunt et brisant tous les tabous, a d’abord vu le jour sur le web. La nouvelle I am a zombie filled with love fut accueillie avec tant d’enthousiasme que l’auteur décida d’en faire un livre. La suite de l’aventure est aujourd’hui dans vos salles, et c’est une belle réussite. Un film piquant et ingénieux qui se démarque de bout en bout par un surprenant équilibre entre comédie et suspens, entre horreur et romance. Une réussite qui doit aussi beaucoup à la personnalité de son réalisateur et scénariste : Jonathan Levine. Après l’excellent Wackness et le très touchant 50/50 avec Joseph Gordon Levin et Seth Rogen, et se souvenant de son premier long métrage horrifique, Tous les garçons aiment Mandy Lane, Levine confirme un talent bien personnel à dépeindre les sentiments humains dans les situations les plus décalées. C’est flippant quand il le faut, souvent très drôle, et baigné d’un romantisme bien supérieur à certaines exactions mêlant film de genre et mièvrerie adolescente que nous ne citerons pas…

Warm Bodies Renaissance est né sous une double étoile : Shakespeare et Internet

Fidèle au livre, Warm Bodies prend le point de vue rarement abordé des zombies eux-mêmes. Corvéables à merci sur le petit comme le grand écran, pour l’essentiel limité à servir de cible dans un stand de tir, les zombies pas trop gore de Warm Bodies reprennent la belle tradition des films d’horreur provocateurs : derrière le dégoût et la peur, saisir un instantané pertinent de la société des vivants. Nous avons pris l’habitude de régulièrement volatiliser notre monde, de réduire en charpie notre société bancale. Mais la complaisance à imaginer notre fin est souvent pathétique, au mieux malsaine. Peu de fictions ont assez de finesse pour proposer une autre option. Avec son romantisme inattendu, Warm Bodies y parvient. Racontant que dans ce monde de zombie où, avant la maladie, chacun ignorait déjà l’autre, bien concentré sur son petit écran à touches, il suffit souvent de communiquer pour que tout soit différent… Lien permanent entre les être, morts ou pas, le langage de la musique est omniprésent, une démarche réussie grâce à une B.O. soignée. Révélé tout jeunot dans Pour un garçon, et désormais Chasseur de dragon pour Bryan Singer, Nicholas Hoult joue du charme et de l’humour pour créer un R totalement convaincant. On en attendait pas moins de lui. Croisée dans Numéro Quatre et Une soirée d’enfer, Teresa Palmer lui donne une tendre réplique. Love Story pêchue et pleine de mordant, voilà un film de zombie qui change tout. Et ça nous plait beaucoup !

Informations supplémentaires et l’avis au coeur froid du Margouillat

120x160 Warm Generik1 12_02L’avis du Margouillat : Cette love Story saignante au départ formatée pour ado, se révèle être un film plutôt agréable à regarder.

Site : http://warmbodiesmovie.com/


Frédéric Lelièvre

 
Frédéric Lelièvre
Journaliste spécialisé dans le cinéma, j'ai traîné mes guêtres dans Mad Movies, Pur Ciné, DVD passion avant d'avoir droit à un magazine gratuit à mon nom de plume Le Petit Cinévore ! Désespérément optimiste, je me concentre sur les films qui éveillent en moi un certain intérêt et évite toute destruction massive...


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