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Wolverine : Le combat de l’immortel

 
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Fiche Technique
 

Millésime: 2103
 
Réalisateur: James Mangold
 
Acteur: Hugh Jackman, Tao Okamoto, Rila Fukushima
 
Nationalité: Américaine
 
Genre:
 
Mise en scène
8.5


 
Scénario
5.0


 
Musique
6.0


 
Emotion
4.0


 
Notre note
5.9
5.9/10


Note des lecteurs
Pas encore noté

 

C'est du lourd...


Quelques moments d'action très spectaculaires

C'est un peu faible...


Ne rentre clairement pas dans la cohérence des films X-men et Avengers.


Posté le 31 juillet 2013 par

 
Chronique
 
 

Si Hugh Jackman reste un impeccable Wolverine, on pourra être déçu par l’ambition de cette séquelle trop isolée dans l’univers cinématographique des X-Men.

M

arqué par la disparition du Professeur Xavier, inconsolable de la mort de Jean Grey, Logan s’est isolé du monde. Seul dans la montagne, il vit prisonnier de ses cauchemars. L’un de ses souvenirs le ramène à la fin de la Seconde Guerre Mondiale lorsqu’il était prisonnier de l’armée japonaise, enfermé au fond d’un puits soigneusement cadenassé. Dans un port nommé Nagasaki. Il se souvient de ce jeune officier japonais qu’il sauva du souffle de la bombe. Un souvenir qui devient réalité à l’occasion de l’un de ses rares et désastreux contacts avec la civilisation. C’est en pleine bagarre qu’il fait la connaissance de Yukio, une jeune japonaise à la fragilité toute relative. Celle-ci est sur sa trace depuis un an. Yashida, le jeune officier dont il a sauvé la vie, est aujourd’hui un vieil homme à la tête d’un puissant empire technologique. Arrivé au terme de sa vie, il veut saluer Logan avant de mourir…

Confronté au Japon moderne et aux inépuisables yakusas, Wolverine fait l’expérience de la faiblesse et de la solitude, aspirant à une vie normale et à l’amour. 

S’il avait rebuté les puristes, X-Men Origins : Wolverine avait su offrir un honnête spectacle et avait trouvé son public en salle. On pouvait en revanche s’inquiéter d’une suite potentielle. Renonçant à cette démarche, Wolverine : Le combat de l’immortel entend faire table rase en se plaçant dans la chronologie après le troisième film consacré aux X-Men. Nous retrouvons un Logan solitaire et sans attaches, un point de départ idéal pour plonger le personnage dans les comics que lui ont consacré Miller et Claremont. Dans ces aventures japonaises, le personnage plus torturé que jamais affrontait un de ses plus célèbres méchants, le Silver Samurai. Ce rendez-vous en vaut bien un autre, mais encore faut-il que le film retrouve la densité du comics, la noirceur du personnage. Ce qui n’est pas vraiment le cas. James Mangold, dont on chérit toujours Copland et Walk the line, a clairement voulu sortir le personnage du cadre strictement fantastique pour le présenter dans un genre plus classique de thriller d’action mêlé de romantisme. L’intention est bonne, et les nombreuses scènes de combats sont assez plaisantes. Mais il nous manque très vite l’essentiel…

Confronté au Japon moderne et aux inépuisables yakusas, Wolverine fait l’expérience de la faiblesse et de la solitude, aspirant à une vie normale et à l’amour. Pour l’accompagner dans cette expérience assez nouvelle, le casting asiatique est tout à fait convaincant. Le charme de Tao Okamoto opère, Brian Tee, Hiroyuki Sanada et l’excellent Will Yun Lee remplissent leur contrat, la vedette revenant indubitablement à Rila Fukushima, épatante en Yukio. Elle assure avec Hugh Jackman l’essentiel du spectacle. Mais si l’on excepte un samurai d’argent tardif et la présence d’une Vipère sulfureuse à souhait, la mythologie Marvel s’efface complètement. Wolverine est un personnage assez dense pour assumer son rôle de vedette, mais pas à ce point. A l’exception d’une conclusion qui emballera certains, et consternera les plus difficiles, Le combat de l’immortel n’apporte pas grand chose à l’univers des X-Men. C’est là que l’on saisit toute l’habileté de l’édifice qui a mené au cultissime Avengers : chaque long métrage participait à la construction de cet aboutissement. Passant de main en main, la franchise X-Men peine à conserver cette cohérence, cédant à la tentation de piocher dans son inépuisable creuset de personnages plutôt que de fouiller les scénarii. Une direction qui semblait pourtant être initiée par l’excellent X-men : le commencement. A trop vouloir capitaliser les mutants favoris, ce genre de film perd sa vocation première, en oubliant jusqu’au caméo de Stan Lee… Espérons que X-Men : Days of future past, prévu pour 2014 et signé Bryan Singer, saura replacer Wolverine parmi les siens…

Informations supplémentaires et l’avis griffonné du Margouillat

wolverineL’avis du Margouillat : Si le voyage au Japon est agréable, le fait est qu’il nous laisse sur notre faim. On en apprend peu sur le personnage, et moins encore sur l’avenir des X-Men, l’univers Marvel. Pas honteux, mais frustrant car sans surprise

Site : http://www.thewolverinemovie.com/

 


Frédéric Lelièvre

 
Frédéric Lelièvre
Journaliste spécialisé dans le cinéma, j'ai traîné mes guêtres dans Mad Movies, Pur Ciné, DVD passion avant d'avoir droit à un magazine gratuit à mon nom de plume Le Petit Cinévore ! Désespérément optimiste, je me concentre sur les films qui éveillent en moi un certain intérêt et évite toute destruction massive...