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WORLD WAR Z

 
WorldWarZ
WorldWarZ
WorldWarZ

 
Fiche Technique
 

Millésime: 2013
 
Réalisateur: Marc Forster
 
Acteur: Brad Pitt, Mireille Enos, Elyes Gabel, Matthew Fox...
 
Nationalité: Américaine
 
Genre: , ,
 
Mise en scène
9.0


 
Scénario
6.0


 
Musique
6.0


 
Emotion
7.0


 
Notre note
7.0
7/10


Note des lecteurs
Pas encore noté

 

C'est du lourd...


Un succès programmé et calibré pour le plus grand nombre

C'est un peu faible...


Par conséquent, quelques situations qui virent au comique pour ne pas choquer le non initié.


Posté le 9 juillet 2013 par

 
Chronique
 
 

Ménageant ses effets spectaculaires, jouant autant sur l’action que sur l’angoisse, mené par un Brad Pitt très en forme, World War Z   atteint son but : faire un film d’action horrifique pour le grand public. Efficace quoique l’on en dise !

G

erry Lane aspire à une vie tranquille auprès de sa femme et de ses filles. Après avoir travaillé pour les Nations-Unies dans les pires coins de la planète, ce spécialiste de l’urgence et du chaos s’est retiré. Autant dire que cet embouteillage dans Philadelphie est juste pour lui un agréable moment passé en famille. Jusqu’à ce que des signaux inhabituels n’alertent son instinct. Après les hélicoptères, les motards affolés de la police, c’est un camion poubelle qui pulvérise les colonnes de voitures. La marée humaine qui se précipite alors autour d’eux en fuit une autre. D’autres humains, mais qui n’agissent plus comme tel, et s’attaquent à tout ceux à leur portée. Gerry Lane doit d’abord sauver les siens. Car très vite, ses anciennes connaissances des Nations-Unies font appel à lui : quelqu’un doit trouver une solution à la pandémie qui transforme la planète en carnage…

Entouré d’une belle équipe, Marc Forster sait fort bien mener sa barque entre grands effets et charisme du héros. Mais les accros du gore restent consternés par l’économie de sang et de charcuterie…

Brad Pitt à bon goût, et ne choisit jamais ses films au hasard. Pour qu’il s’investisse comme acteur mais aussi en coulisse comme producteur, il faut bien une démarche attirante. Et si World War Z se place d’entrée sous le feu des puristes et des blasés de l’horreur, cette solide et coûteuse production dénote d’une intention loin d’être bête… World War Z est à l’origine un livre brillant signé Max Brooks, qui a connu un succès mérité par son approche originale du genre « zombie ». Ce journal, composé de témoignages et d’interviews, racontant la prolifération d’un mal et l’attitude de chacun au fil de ce désastre ne pouvait être scolairement adapté à l’écran. Il fallait fatalement en changer le forme. Pour World War Z, nous suivons un « anti-héros », de ceux qui ne portent pas d’arme et n’ont que leur jugeote et leur rapidité de réaction. Le talent de Gerry Lane est d’avoir en mémoire les situations d’urgence les plus épouvantables expérimentées par l’humanité. La pandémie dont il est le témoin n’est qu’un degré supérieur de ce chaos, et la référence aux zombies est amenée avec précaution. La quête du malade 0, le premier infecté, est un prétexte cohérent et bigrement pratique. Il nous amène à découvrir les ravages aux quatre coins de la planète, pendant que la famille de l’enquêteur découvre les conditions d’une société en survie. Les incohérences, les raccourcis, les personnages traités un peu légèrement (Le petit mexicain, le traître détenu en Corée…) s’additionnent régulièrement, sans être trop dommageables au rythme soutenu et à l’efficacité du récit. Entouré d’une belle équipe, Marc Forster (Neverland, Quantum of Solace…) sait fort bien mener sa barque entre grands effets et charisme du héros. Mais les accros du gore restent consternés par l’économie de sang et de charcuterie…

Pensée afin d’éviter toute interdiction trop restrictive, cette retenue en arrive parfois à être comique. Mais qu’est-ce qui retient, hors image et avec tant d’opiniâtreté, le pied de biche de Brad lorsque il en a tant besoin ? Nous le découvrirons peut-être dans le DVD, par un director’s cut espéré réunissant toutes les scènes graphiquement explicites qui manquent ici à l’appel. Et c’est logique. De zombies, il ne reste qu’un Z dans le titre, et comparer WWZ avec l’audace d’un Walking Dead serait se tromper de débat. Walking Dead a amené avec maîtrise les codes du genre horrifique/survival à un public mature plus large. Profitant de cette « vulgarisation » d’un genre auparavant réservé à une cible restreinte, WWZ emprunte les frissons de l’horreur pour nourrir un film d’action, un suspens ingénieux dont les monstres sont juste un peu plus effrayant que ceux de La Momie. Plutôt réussis, et fascinants dans leurs attaques de masse, ces zombies nourrissent autant l’angoisse et la peur que le fond de l’histoire : notre paranoïa pathologique face à un avenir menaçant et hors de contrôle. La déclaration finale du héros, que l’on peut intégralement sortir du concept du film pour l’adapter aux défis qui nous attendent, en est l’incarnation. Certains voient des insinuations vaguement politiques dans quelques scènes, notamment le solide passage se déroulant à Jerusalem. C’est comique, car WWZ est au contraire neutre au point d’en être insipide. Rappelons que pour ne pas fâcher le marché chinois, l’origine du mal a changé de lieu de naissance… WWZ est un pari ingénieux destiné à ce grand public qui s’est laissé séduire par des genres autrefois infréquentables. Et c’est parce qu’il dose plutôt habilement tout cela pour le plus grand nombre qu’il connaîtra probablement un gros succès. Ce serait préférable, le second volet des aventures Gerry Lane étant déjà annoncé…

Informations complémentaires et l’aviZ du Margouillat

worldwarz2L’avis du margouillat :  Ça bouge beaucoup, les montées d’adrénaline sont agréables et à la portée du plus large public. La conviction et le charisme de Brad Pitt font le reste. Surfant sur une horreur de plus en plus populaire, le résultat est malin et plaisant.

Site : http://www.worldwarz.fr/


Frédéric Lelièvre

 
Frédéric Lelièvre
Journaliste spécialisé dans le cinéma, j'ai traîné mes guêtres dans Mad Movies, Pur Ciné, DVD passion avant d'avoir droit à un magazine gratuit à mon nom de plume Le Petit Cinévore ! Désespérément optimiste, je me concentre sur les films qui éveillent en moi un certain intérêt et évite toute destruction massive...