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Posté le 14 mars 2013 par

Bowie est capable de tout, et même du consensus mou de ceux qui le croyaient mort et enterré.

C’est un phénix que nous voyons apparaître dans les pages des magazines bien contents de pouvoir retrouver une figure de proue du rock. On sent ainsi comme l’obligation de lui tresser une couronne de laurier. Et on ne parle pas là de la sacrosainte publicité, cette belle garce qui, d’un clin d’œil à l’un de vos commerciaux, peut influer sur un papier. Un rôle d’ailleurs très exagéré puisqu’en 20 ans de carrière je n’ai jamais eu le droit à un… laissez-moi réfléchir… « eh, coco, tu me retires ce que tu as dit sur Indochine, ou sa maison de disque ne nous passera pas de pub ». Au pire, j’ai juste eu un refus d’interview du quinqua pré pubère sous prétexte que j’ai refusé d’en faire la couv. Je m’en suis remis (lui aussi).

Non, il y a une incitation bien pire ; celle du besoin d’appartenir au bien-pensant, ou de lui tourner les talons, comme s’il était interdit de ne rien en penser. C’est « The article to write » pour un journalleux dont l’écriture ploie (mais ne rompt point) sous le souffle d’un géant.

Célébrer la vieillesse sous prétexte qu’elle ne vous a pas changé et voir qu’à plus de 60 ans vous revenez avec la même énergie ne m’intéresse pas. Pas plus que la nécessité d’encenser le fait de s’indigner à plus de 90 ans simplement pour le fait conjoint d’être vieux dans son corps et vert dans ses idéaux.

La question s’est posée : dois-je impérativement ajouter à ce site naissant une chronique de Bowie, alors que je suis en bouclage de plusieurs mags en ce moment ? Les noms connus sont importants pour le référencement, moi aussi je veux ma part du gâteau. Et puis c’est primordial d’avoir un avis, paraît-il. Mais après plusieurs écoutes, je dois avouer que rien de bouleversant ne ressort. Pourquoi alors égrener les morceaux un par un et en souligner les clins d’œil alors qu’il reprend la grammaire de ces albums précédents comme pour se tailler son propre panégyrique (ou épitaphe, diront ceux qui le voyaient déjà un pied dans la tombe). Cet album est bon, mais avec toute la subjectivité qui me caractérise quand j’évoque Bowie, je me dis simplement « comment pourrait-il en être autrement ». Et j’en viens à regretter un Heathen, sorti dans l’indifférence générale quand tout le monde savait le Duke en bonne santé et se foutait de revenir sur toute sa carrière comme s’il s’agissait là de son dernier souffle. Il avait eu la bonne idée pour celui-ci de faire un concert virtuel de ¾ d’heure dans un excellent jeu du nom de Nomad Soul. Voilà quelque chose qu’on n’avait jamais vu avant ! Notez, cette fois on a le droit à une couverture dont le sens et l’esthétique m’échappent. Les « je veux être » ne manqueront pas de théoriser, je leur en laisse le soin.

Surtout, célébrer la vieillesse sous prétexte qu’elle ne vous a pas changé et voir qu’à plus de 60 ans vous revenez avec la même énergie ne m’intéresse pas. Pas plus que la nécessité d’encenser le fait de s’indigner à plus de 90 ans simplement pour le fait conjoint d’être vieux dans son corps et vert dans ses idéaux. De toute façon, à mes yeux, Bowie est éternel. Son album ne l’est pas. What else ? Il n’a plus rien à prouver et les lauriers qui lui sont tressés seront fanés dans deux semaines. Et puis les chrysanthèmes sont tellement plus vendeurs…


Cyril Trigoust

 
Cyril Trigoust
Rédacteur en chef de Rock You, Pur Ciné (etc.), on me voit aujourd'hui dans Jeux Vidéo Magazine ou quelques pages de musiques et de nouvelles technologies. Chaque seconde encore disponible est consacrée à la direction de ce site et la motivation de l'équipe !


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