Nos actus
 

BioShock : Infinite

 

 
Fiche technique
 

Editeur: Take Two Interactive
 
Développeur: Irrational Games
 
Multijoueurs: Non
 
Millésime: 2013
 
Type:
 
Support: , ,
 
Graphisme
7.0


 
Scénario
9.5


 
Musique
9.5


 
Jouabilité
9.0


 
Notre note
8.8
8.8/10


Note des lecteurs
2 lecteurs ont voté

 

On a kiffé


L’histoire, la musique puis les phases de combats avec portails, toniques et autres armes stylées font de ce jeu un modèle du genre.

C'est la loose


Certes le moteur graphique accuse le poids des années, le level design rattrape l'ensemble.


Posté le 21 avril 2013 par

 
Notre chronique
 
 

Comme c’est désormais la mode en informatique, le FPS a pris le virage du Cloud. Exit la Rapture basée sur une idéologie scientifique douteuse, et bienvenu au paradis de l’ostracisme et d’une Amérique patriote fanatique.

Booker DeWitt est un privé au passé ombrageux. Il mériterait sans doute de figurer dans le dictionnaire à la lettre E comme Enfoiré, de ceux prêts à aller dénicher une jeune fille dans un territoire inconnu pour rembourser une dette de jeu. Pas de bol, cet homme peu recommandable est celui que vous incarnez. Au début du jeu, c’est sur un frêle esquif que vous arrivez près d’un phare, bel hommage au premier Bioshock, avant d’être catapulté sur un village dans les nuages. Ne vous attendent dans ces cieux pas plus d’enfants sages que de Casimir ou de Patanok, mais une cité bloquée dans une Amérique de fin de XIXe siècle, engoncée dans ces certitudes de supériorité de la race blanche et du besoin de faire jaillir de la guerre de Sécession un nouvel ordre disciplinaire comme toujours basé sur une utopie vite transformée en cauchemar. Tel un Klux Klux Klan encore mieux organisé que le vrai, cette Columbia a trouvé un leader, mieux que ça, un messie, suivi avec dévotion par un peuple persuadé que sa doctrine impose une morale bien supérieure à celle du reste de notre Sodome (merci de réviser votre petite bible illustrée ou votre Pasolini pour les nuls). Ne riez pas de ce postulat, il existe encore de nos jours à peu près au nord de la Corée du Sud.

Irrationnal Games suivait un autre but, plus cinématographique, où la mort du héros n’est qu’une entrave à la progression du scénario.

Toutes ces lignes et nous ne sommes même encore entrés dans le vif du sujet, le gameplay. Il est formidable, mais si proche des précédents que ce n’est pas là le clou du spectacle. Ce FPS reste à base d’armes lookées steampunk que l’on fait évoluer selon ses choix et surtout ses habitudes dans ce type de jeu. Pour ma part, je suis sniper d’abord et fusil à pompe quand je vois l’ennemi dans le blanc de l’œil, un duo qui s’est avéré payant pour ne pas trop se faire doser. Le crochet, la petite nouveauté sympa, offre de belles balades sur les rails aériens et s’avère très sanglant au corps à corps. Le tout est agrémenté de toniques donnant au héros quelques pouvoirs spéciaux bien utiles en cas de supériorité de l’adversaire. En somme, vous voilà armé de pleins de joujoux sympas pour multiplier les plaisirs dans l’art d’équarrir son prochain. Puis arrive dans cette danse macabre l’adorable Élisabeth, personnage non jouable mais ô combien indispensable intégrant parfaitement les phases de jeux sans jamais gêner. Bien au contraire, elle vient en soutien aux moments clés et ouvre des portails vers d’autres dimensions comme pour ajouter une dose de stratégie inédite lors des phases de combats.

Ces qualités suffisent-elles à se hisser au-dessus des excellents Dishonored et Far Cry 3 ? Tout dépend du joueur que vous êtes. Certains verront en Bioshock un long couloir, d’autres des séances de tirs certes intenses, mais moins immersives que celles de Far Cry. On ne saurait les contredire. Irrationnal Games suivait un autre but, plus cinématographique, où la mort du héros n’est qu’une entrave à la progression du scénario. L’important est de plonger dans un univers trouble et passionnant, d’avoir quelques sueurs froides face à cette dystopie américaine, de frissonner pour Élisabeth et d’apprendre à aimer (ou pas) Booker. Et enfin, Bioshock Infinite est une superbe occasion de contempler et fouiller chaque recoin d’un level design éloigné de l’exigence photoréaliste mais affichant, tel Dishonored, une élégance remarquable.

Informations supplémentaires et l’avis Mississipi Burning du Margouillat

Bioshock infiniteL’avis du Margouillat : Intelligent et contemplatif, se battre sur fond de Requiem de Mozart, lutter pour sauver Elisabeth, se laisser porter par une histoire passionnante, voila les plus grands risque que l’on court à arpenter Columbia

Site : http://www.bioshockinfinite.com/


Cyril Trigoust

 
Cyril Trigoust
Rédacteur en chef de Rock You, Pur Ciné (etc.), on me voit aujourd'hui dans Jeux Vidéo Magazine ou quelques pages de musiques et de nouvelles technologies. Chaque seconde encore disponible est consacrée à la direction de ce site et la motivation de l'équipe !