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Bravely Default

 
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Fiche technique
 

Editeur: Square-Enix
 
Développeur: Silicon Studio
 
Multijoueurs: Non
 
Millésime: Décembre 2013
 
Type:
 
Support:
 
Graphisme
9.0


 
Scénario
8.0


 
Musique
10


 
Jouabilité
9.0


 
Notre note
9.0
9/10


Note des lecteurs
3 lecteurs ont voté

 

On a kiffé


24 classes dont certaines sont inédites, une très belle réalisation technique avec de belles musiques, un système de combat purement stratégique et très affuté, l’intégration du online

C'est la loose


Un jeu qui rappelle beaucoup (trop ?) d’autres productions de Silicon Studios, l’obligation de recommencer le scénario principal plusieurs fois avant de voir la vraie fin, plutôt difficile quand même.


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Posté le 26 mai 2014 par

 
Notre chronique
 
 

Il était attendu comme le messie. Celui qui réussirait à raviver la flamme mélancolique des adorateurs de RPG tout en propulsant le genre dans une nouvelle modernité. Bravely Default s’est avéré être autant progressiste que réactionnaire. Ce qui n’est évidemment pas très courant.

L

e RPG tel que nous l’avons connu durant 20 ans (de Final Fantasy à Rogue Galaxy) semble avoir pris du plomb dans l’aile. Lors du passage aux consoles « next gen » (les PS3 et Xbox 360), le jeu de rôle a dû s’adapter et se métamorphoser pour plaire à des joueurs lassés de ce que les Japonais leur proposent. De Witcher à Mass Effect, en passant par Elder Scroll et Borderlands, l’heure de l’occident est venue. Et le succès se couche au pays du Soleil levant. Les fans du RPG japonais attendaient donc LE jeu qui redonnerait toutes ses lettres de noblesse à un genre qui a donné vie à des séries emblématiques telles que Final Fantasy, Star Ocean, Fire Emblem ou Tales of. Et qui de mieux pour cela que l’éditeur qui a toujours été considéré comme le maître absolu de l’exercice ? Square-Enix s’associe ici encore au développeur Silicon Studio pour créer Bravely Default.

Autant moderne que traditionnel, Bravely Default est un RPG en tour par tour dans le plus pur style japonais. Une belle histoire. Des personnages attachants. Un univers coloré. Des graphismes fluides et tirant finement parti de la 3DS. Et bien sûr ces affrontements très tactiques où vous devez choisir chaque action pour chaque personnage. Et ce sont justement les combats qui font la force de Bravely Default. Habituellement, il n’est possible de réaliser qu’une seule attaque par tour de jeu pour chaque personnage (sauf rares exceptions, comme des boss ou des compétences spécifiques). Ici, il est possible d’accumuler des tours de jeu pour les réutiliser ensuite. Il est également possible de prendre à crédit des tours, qu’il faudra rembourser ensuite. C’est le principe de Bravely et de Default. Cette mécanique, la plus innovante depuis bien longtemps, offre une complexité dans les combats sans égale, mais augmente d’autant la difficulté (car les ennemis sont aussi capables d’utiliser Bravely et Default).

Bravely Default ne fait pas que révolutionner les combats. Il intègre également une dimension online plutôt intelligente (avec le système de mentorat et d’amis et la population dans le village de Norende à reconstruire) et propose aux joueurs de choisir les quêtes annexes qu’il souhaite réaliser. Elles ne sont pas obligatoires (juste vivement conseillé). Pour le reste, le jeu est très classique. L’acquisition des classes et des compétences. Le système d’évolution. Les quatre personnages fixes. Les environnements en 3D précalculés. Tout cela rappelle particulièrement le remake de Final Fantasy III et surtout The 4 Heroes of Light, tous deux sortis sur Nintendo DS. Non Bravely Default n’est pas si novateur que cela. Sans parler (attention SPOILER) de la frustration de devoir recommencer plusieurs fois le jeu pour obtenir la vraie fin : une tactique pour augmenter artificiellement la durée de vie du jeu. Était-ce vraiment la peine ?

Bravely Default aurait pu être l’emblème d’une nouvelle génération de RPG japonais, le symbole d’une renaissance attendue. Tout portait à croire qu’il s’agissait d’un grand jeu. Mais il a fallu s’y reprendre à plusieurs fois. Car la version que nous connaissons en France est le remake d’une version japonaise tellement critiquée que Silicon Studios et Square-Enix ont dû revoir leur copie avant l’internationalisation. Et même cette dernière n’est pas exempte de petits défauts qui l’éloignent plus encore du statut de chef d’oeuvre. Il n’en reste pas moins un excellent RPG. Certainement le meilleur du genre sur cette console.

Informations supplémentaires et l’avis Fantaisie finale du Margouillat

bravely defaultL’avis du Margouillat : Bravely Default était attendu, mais n’a pas comblé toutes les attentes. Et c’est peut-être cela que les joueurs lui reprochent le plus. Car Bravely Default est une excellente réalisation. Un peu élitiste c’est vrai, à cause de sa difficulté et de son scénario qui tourne en boucle. Un peu recyclé sur Final Fantasy, aussi, au niveau des classes et des compétences. Mais il prouve que le RPG japonais a encore de belles histoires à offrir.

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Sam Azzemou

 
Sam Azzemou
Journaliste spécialisé dans les nouvelles technologies et les jeux vidéo, j'ai dirigé le magazine officiel Xbox 360 et la rubrique nomade de Micro Actuel. Rôliste patenté, quand je ne teste pas des RPG, je m'amuse à en développer !


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