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Legend of Zelda : a Link Between Worlds

 
Zelda a link to the past
Zelda a link to the past
Zelda a link to the past

 
Fiche technique
 

Editeur: Nintendo
 
Développeur: Nintendo
 
Multijoueurs: Non
 
Millésime: Novembre 2013
 
Type:
 
Support:
 
Graphisme
10


 
Scénario
8.0


 
Musique
9.0


 
Jouabilité
10


 
Notre note
9.3
9.3/10


Note des lecteurs
2 lecteurs ont voté

 

On a kiffé


Un gameplay 2D qui sait aussi jouer de la 3D, un mode online qui n’est pas intrusif, nos habitudes vite retrouvées, une excellente réalisation

C'est la loose


Un écran autostéréoscopique assez inutile, une fin un peu niaise, un peu facile et un peu court, un manque d’audace ou d’ambition


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Posté le 26 mai 2014 par

 
Notre chronique
 
 

Avec la 3DS, Nintendo a pris l’habitude de jouer avec la perspective. Cela n’aura jamais été aussi vrai qu’avec ce nouvel épisode de Legend of Zelda où la mise en abime est loin d’être uniquement scénaristique.

Demandez à n’importe quel joueur de plus de 30 ans quel est son épisode de Zelda préféré, il vous répondra Ocarina of Time (sorti en 1998) ou A Link to the Past (1992). C’est automatique. Peut-être en manque d’inspiration. Peut-être en manque d’ambition. Peut-être en manque d’audace. Mais surtout en manque de succès commercial, Nintendo joue clairement la sécurité sur sa console portable. Après un portage remastérisé du célèbre Ocarina of Time, avec quelques ajustements au niveau de l’interface et de la prise en main, c’est encore une fois dans le passé de la série que Nintendo se ressource pour offrir une suite à l’incomparable A Link to the Past, sorti en 1992 sur la Super Nintendo.

Loin de définir strictement le terme « suite », Link Between Worlds en reprend cependant les éléments essentiels de son prédécesseur. À savoir un gameplay 2D multidirectionnel avec vue de dessus, une trame très classique, mais pas dirigiste et un monde ouvert qui se parcourt en long en large et en travers à l’aide des nombreux accessoires à récolter. Il en reprend également le background ; la ligne de temps telle qu’elle a été définie officiellement (celle du déclin d’Hyrule) et quelques éléments scénaristiques. L’incarnation de Link de cet opus est un descendant de celui de l’épisode sur Super Nintendo.

Dans l’ensemble, les habitués des Zelda « old school » (sortis sur Nes, Super Nes, Gameboy et Gameboy Color) ne seront pas dépaysés par ce nouvel épisode. L’ambiance est la même, teintée d’humour et de niaiserie japonisante. Les objectifs sont les mêmes : trouver la Triforce, sauver la princesse et tuer Ganon. Même certains boss seront de retour, comme cette grosse chenille dont il faut couper chaque maillon avant de s’attaquer à la tête. Mais la force de ce jeu est d’adapter ces concepts forts à un nouveau matériel : la 3DS. Plusieurs nouveautés, qui ne sont pas simplement esthétiques, apportent une belle modernité.

À commencer par la capacité de Link à devenir un dessin vivant se déplaçant sur les murs. Soudain, le vieux Zelda que nous connaissions gagne une nouvelle dimension. Et cela se ressent dans les donjons et les puzzles à accomplir. De même, l’intégration du Streetpass (avec le système de défi à remplir) est subtile, non intrusive et non obligatoire. Nintendo évite ainsi les travers de Four Swords où un joueur devait trouver trois amis pour se lancer dans une partie. Une erreur vite oubliée. Sans oublier quelques petits ajustements dans le gameplay, comme la barre de magie qui s’applique désormais à tous les objets du jeu.

Peut-être un peu court. Peut-être un peu facile (même les minijeux les plus ardus se laissent dompter relativement vite). Mais totalement accrocheur, ce nouveau Zelda rend honneur à son modèle d’antan, certainement encore l’un des meilleurs de la série. Pas tout à fait légendaire comme celui-ci, car, par essence, pas vraiment inédit, A Link Between Worlds se réapproprie élégamment tout ce pourquoi nous avons tant offert de notre temps à cette saga qui reste unique. Il nous rappelle à quel point Nintendo était capable de nous transporter. Un sentiment nostalgique et terriblement triste au regard de la situation actuelle de l’entreprise.

Information supplémentaire et l’avis du Margouillat

Zelda a link to the pastL’avis du Margouillat : A Link Between Worlds, c’est un peu comme une vieille paire de chaussons : mettre ses pieds dedans, ça fait du bien et ça fait plaisir. Beau. Fluide. Intelligent. Et très addictif. Pas tout à fait le hit absolu qu’il aurait pu ou dû être, ce Legend of Zelda n’en est pas moins le meilleur opus original sorti sur console portable ces 10 dernières années.

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Sam Azzemou

 
Sam Azzemou
Journaliste spécialisé dans les nouvelles technologies et les jeux vidéo, j'ai dirigé le magazine officiel Xbox 360 et la rubrique nomade de Micro Actuel. Rôliste patenté, quand je ne teste pas des RPG, je m'amuse à en développer !


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