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Puppeteer

 
Visuel de Puppeteer
Visuel de Puppeteer
Visuel de Puppeteer

 
Fiche technique
 

Editeur: Sony Computer Entertainment
 
Développeur: Sony Computer Entertainment
 
Multijoueurs: Non
 
Millésime: Septembre 2013
 
Type:
 
Support:
 
Graphisme
9.0


 
Scénario
8.0


 
Musique
8.0


 
Jouabilité
7.0


 
Notre note
8.0
8/10


Note des lecteurs
Pas encore noté

 

On a kiffé


Une direction artistique tranchée et colorée, une mise en scène dynamique, une bonne gestion des zones d’ombre et un narrateur absolument incroyable en version anglaise.

C'est la loose


De bonnes idées pas suffisamment exploitées, comme le système de têtes interchangeables qui ne sert finalement pas à grand-chose.


Posté le 26 novembre 2013 par

 
Notre chronique
 
 

Puppeteer est un drôle de mélange. Baroque, barré, attendrissant, comme si Michael Moorcock et Tim Burton s’étaient associés pour réécrire Pinocchio. Une direction artistique audacieuse et tranchée qui cache, de très belle manière, un gameplay un peu trop convenu.

J

e suis convaincu qu’il n’y a pas besoin d’avoir une surenchère de graphismes et de polygones pour prendre son pied dans un bon jeu. Oui, GTA, Batman Arkham ou Assassin’s Creed sont de vraies belles productions. Mais les concepts originaux n’ont pas forcément besoin d’une débauche technologique pour happer totalement le joueur. C’est presque le cas de ce Puppeteer, jeu de plate-forme en 2,5D (très à la mode ces derniers temps), production bon enfant à la direction artistique sublime. Presque parce qu’il vous scotche au départ, mais vous laisse tomber rapidement faute d’une montée en puissance progressive.

Puppeteer avait tout pour être une excellente surprise. D’abord par son ambiance rare, mêlée de baroque néo-classique, de gothique bricolé façon garage bordélique, coincée entre l’étrange Noël de monsieur Jack, Edward aux mains d’argents et les Orphelins Baudelaire. Les graphismes, sobres et éclatants, sont tout simplement sublimes, supportés par une réalisation technique très fluide, une bande-son de saltimbanque et une mise en scène énergique, bigarrée et proche des animations de fêtes foraines. Ensuite par son scénario folklorique qui aurait pu être écrit par les frères Grimm : Kutaro est un pantin qui s’est fait arracher la tête par le Roi-Ours de la Lune. Mais loin d’en rester là, il est doté d’une âme et est bien décidé à récupérer son dû. Pour cela, il aura deux atouts : des têtes de remplacement, chacune ayant une capacité spéciale, et une paire ciseaux magiques, grâce à laquelle vous volez au travers de l’écran et découpez tout… vraiment tout !

Paradoxalement, le système de tête se rapproche plus d’un Sonic que d’un Kid Chameleon, par exemple. Car, l’usage des têtes dans le gameplay est très ponctuel (interaction avec un élément du décor) et ne pas avoir celle qu’il faut au bon moment n’empêche pas de progresser. A l’inverse, vous accumulez jusqu’à trois têtes simultanément et vous en perdez une si vous vous faites toucher (en fait, il est possible de la rattraper, comme les anneaux de Sonic). Et si vous n’avez plus de tête, la partie est terminée. Notez que certaines têtes sont cachées : il faut donc rejouer les niveaux pour débusquer les passages secrets. Ce qui aurait dû donc être la bonne idée grâce à laquelle le gameplay évolue au fur et à mesure de la partie s’est rapidement transformé en accessoire optionnel que les collectionneurs seront les seuls à apprécier à leurs justes valeurs. Malgré cela, Puppeteer est un conte magnifique et grotesque (dans le sens artistique du terme), qui vous fera passer de bons moments.

Informations supplémentaires et l’avis Master of Puppets du Margouillat

PuppeteerL’avis du Margouillat : Puppeteer n’est pas le jeu de l’année. Mais c’est une jolie surprise, pleine de fantaisie, de fantasmes et d’imagination. Bourrée de qualités autant techniques qu’artistiques, cette production est particulièrement agréable à jouer, même si quelques-unes des idées n’ont pas été pleinement exploitées. C’est notamment le cas des têtes spéciales dont l’usage est tellement limité qu’elles deviennent accessoires.

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Sam Azzemou

 
Sam Azzemou
Journaliste spécialisé dans les nouvelles technologies et les jeux vidéo, j'ai dirigé le magazine officiel Xbox 360 et la rubrique nomade de Micro Actuel. Rôliste patenté, quand je ne teste pas des RPG, je m'amuse à en développer !