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Time & Eternity

 
time and eternity artwork
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Fiche technique
 

Editeur: Nippon Ichi Software
 
Développeur: Imageepoch
 
Multijoueurs: Non
 
Millésime: Juin 2013
 
Type:
 
Support:
 
Graphisme
5.0


 
Scénario
5.0


 
Musique
7.0


 
Jouabilité
6.0


 
Notre note
5.8
5.8/10


Note des lecteurs
3 lecteurs ont voté

 

On a kiffé


La double héroïne, tantôt femme parfaite, tantôt femme fatale. Le doublage japonais. Le système de combat.

C'est la loose


Le manque de rythme. Un scénario et une réalisation bancals. Une prise en main pas très naturelle.


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Posté le 28 mai 2014 par

 
Notre chronique
 
 

Les histoires de voyage dans le temps sont généralement bancales. Comment changer le passé pour modifier le futur sans devenir soi-même un paradoxe ? Toki to Towa essaie d’apporter une réponse par la désincarnation de son héros, victime d’un meurtre le jour de son mariage, mais mystérieusement encore vivant dans la peau d’un microdragon. Une expérimentation bien japonaise.

Tester dans les colonnes de Watching Machine un jeu, presque confidentiel, comme Toki to Eien – Tokitowa, ou Time & Eternity en occident, offre l’occasion de poser un regard sur le segment du RPG japonais. Cette production de seconde zone est symptomatique de ce secteur qui cherche depuis plusieurs années à offrir aux joueurs ce qu’ils attendent. Car Time & Eternity est un jeu basé sur une schizophrénie. Non pas celle de la double héroïne principale dont nous reparlerons plus bas, mais celle du joueur de RPG. Ce dernier recherche avidement les sensations qu’il a connues entre la seconde moitié des années 90 et la première moitié des années 2000. Mais il refuse de se complaire à jouer à des productions « old school », préférant passer son temps entre World of Warcraft et Skyrim. Or, les studios japonais n’ont jamais été capables de faire ce genre de grand écart. D’où une relative stagnation du RPG et la sortie de titres tels que ce Time & Eternity. Pas vraiment mauvais, mais pas séduisant non plus.

Time & Eternity, développé par Image Epoch, déjà à l’origine d’une douzaine de RPG sorti principalement sur PSP et DS, propose un scénario bourré de clichés japonisant et, comme toutes les histoires de voyage dans le temps, à la limite du paradoxal.  Vous jouez le rôle de Zack, un jeune homme destiné à mourir le jour de son mariage avec l’épouse parfaite, Toki.  Pour sauver Zack, Toki entreprend, avec son double Towa, de remonter le cours du temps pour changer les événements futurs. Seulement Zack est pris dans le tourbillon du voyage dans le temps et se retrouve coincé dans le corps du familier de Toki, un petit dragon appelé Drake. Un scénario qui laisse beaucoup de points d’ombre (il est notamment curieux que le Zack du futur ne rencontre pas son homologue du passé), et prend un peu trop de temps à se mettre en place. Dommage : le joueur s’ennuie un peu au début…

À l’instar de son scénario, aucun élément technique de Time & Eternity n’est véritablement innovant. S’appuyant graphiquement sur le cell-shading pour insérer des personnages en 2D dans des niveaux en 3D, la réalisation se donne du mal pour donner l’illusion du parfait mix entre jeu de rôle et animation japonaise. Mais comme un prestidigitateur qui rate son tour mal travaillé, les petits défauts du jeu se voient. Seul le système de combat, assez dynamique, rattrape le tout, grâce au changement d’héroïne pour deux personnages à la prise en main très différente. Mais cela ne suffit pas pour faire un bon jeu.

Informations supplémentaires et l’avis Made in japan du Margouillat

time and eternityL’avis du Margouillat : Time & Eternity manque d’ambition et de réalisme. Les systèmes de combat et de progression sont plutôt bons, mais il ne parvient pas à rattraper certaines erreurs techniques, notamment la navigation dans les donjons qui ne profite clairement pas d’une maniabilité moderne. Si l’idée de deux héroïnes diamétralement opposée, mais partageant le même corps aurait pu être l’atout séduction du jeu, il est servi par une mise en scène pataude et lente à se mettre en place.

 

 


Sam Azzemou

 
Sam Azzemou
Journaliste spécialisé dans les nouvelles technologies et les jeux vidéo, j'ai dirigé le magazine officiel Xbox 360 et la rubrique nomade de Micro Actuel. Rôliste patenté, quand je ne teste pas des RPG, je m'amuse à en développer !


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