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Wolfenstein : the New Order

 

 
Fiche technique
 

Editeur: Bethesda
 
Développeur: Machine Games
 
Multijoueurs: Non
 
Millésime: Mais 2014
 
Type:
 
Support: , , , ,
 
Graphisme
8.0


 
Scénario
8.0


 
Musique
7.0


 
Jouabilité
7.0


 
Notre note
7.5
7.5/10


Note des lecteurs
3 lecteurs ont voté

 

On a kiffé


Le scénario délicieusement décalé et les dialogues hauts en couleur. La jouabilité bien réglée et nerveuse.

C'est la loose


L’impasse sur le multijoueur alors. Rien de très neuf dans les mécanismes de jeu.


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Posté le 5 juin 2014 par

 
Notre chronique
 
 

La chasse aux nazis est une vieille tradition du jeu vidéo. Après tout, Wolfenstein 3D n’est-il pas celui qui a posé les bases du First Person Shooter ? Ce sport d’un genre particulier offre le plaisir coupable, par le manque de recul historique qu’il induit, mais ô combien jouissif, pour les mêmes raisons, de démembrer, décapiter, carboniser, éparpiller façon puzzle, les « Uber » soldats stéroïdés et mécanisés du IIIe Reich.

Wolfenstein New Order

V

ision d’horreur, dans cette uchronie aux décors glacés que la Germania imaginée par Albert Speer n’aurait pas reniée, les nazis ont gagné la guerre. Même les États-Unis ont capitulé. Dans ces années 60 où se déroule l’essentiel de l’action, le joug de la dictature a depuis longtemps maté toute velléité de rébellion et le « fish and chips » londonien a été remplacé séance tenante par la « choucroute saucisses ». Un pont en « super béton », matériau phare du Reich relie désormais l’Europe à l’Afrique par le détroit de Gibraltar.

Ce Nouvel Ordre permet aussi à certains sadiques patentés, dont un certain général Strasse, une espèce de docteur Mengele version steam-punk, de laisser s’exprimer leur talent de tortionnaire en toute liberté. C’est dans ce contexte que B. J. Blazkowicz, brute épaisse au grand cœur que vous aurez le plaisir d’incarner, intervient pour redonner un salutaire coup de pouce à la résistance. Ou du moins, ce qu’il en reste.
S’en suit toute une série de péripéties qu’on ne vous dévoilera pas pour ne pas gâcher la découverte, mais qui en gros, vous conduiront du fond de l’océan, aux vallées lunaires. Le tout à prendre, comme le reste, au dixième degré pour bien coller à l’action débridée qu’impose ce jeu de tirs bien rythmé.

Wolfenstein : the New Order, s’inscrit dans la prestigieuse lignée des jeux id Software. C’est à la fois sa force, car les mécanismes de jeu sont bien rodés et sa faiblesse, car la jouabilité reste convenue, très loin des trouvailles d’un Dishonored. Mais qu’importe, avec un LaserKraftWerk qui ressemble très fortement au railgun de Quake 2, on ne se sent plus et c’est ça qui compte. Face aux roquettes, mitrailleuses lourdes et grenades ennemies, toutes armes qui peuvent se retourner contre ses agresseurs, l’expérience parle. On se mais à couvert, décide à quel moment porter l’assaut, à quel moment courir pour sauver sa peau. The New Order est en somme un FPS old school qui s’il fait totalement l’impasse sur le multijoueur, reste quoi qu’il en soit, un très bon FPS, bien vif et à la difficulté bien dosée. Graphiquement, c’est aussi, à condition de s’armer d’une bonne carte 3D, un jeu à la pointe avec des effets d’explosion, de fumée, de flou, du meilleur cru.
Wolfenstein New Order03Là où toutefois on ne peut pas souscrire complètement, c’est sur le terrain de l’intelligence artificielle des ennemis. Car si The New Order autorise plus qu’il ne favorise une approche de type « infiltration », les réactions des « empêcheurs d’infiltrer en rond » ne sont pas à la hauteur. Ainsi, ils ne réagissent pas si un de leurs acolytes est descendu certes silencieusement tout à côté d’eux, mais vous repèreront à d’autres moments de manière presque ésotérique. Franchement c’est un peu n’importe quoi. L’aventure, par la diversité des lieux visités dont un certain château qui ravivera des souvenirs d’un oubliable Return To Castle Wolfenstein, par la variété des ennemis avec chacun leur utilité pour le scénario, nous tient bien aux tripes. Les développeurs semblent aussi avoir pris un malin plaisir à rappeler au joueur dans quel pétrin horrifique il se trouve. Comment ? Simplement en lui imposant des choix impossibles, en le mettant en situation de subir les affres de la torture sans pouvoir rien tenter, en faisant mourir ses compagnons d’armes devant ses yeux… Les commentaires du méchant Strasse sur la supériorité de sa race sont un moment d’anthologie. L’univers qu’a réussi à créer Machine Games est, bien que totalement délirant, parfois à la limite du vraisemblable, voire de l’insupportable. Mais qu’on se rassure, malgré ces coups du sort qui rabattent le caquet de Blazkowicz et le rendent sympathique, ce nouveau Wolfenstein tient comme ses prédécesseurs avant tout de la farce. Par son ultra violence et même une scène « explicite » comme on dit outre-Atlantique, il se réserve à un public adulte qui passera un excellent moment de rageuse régression et lutte pour la survie.


watchingmachine

 
watchingmachine
Petit animal fouineur et curieux : ce margouillat nous scrute et donne un avis toujours aussi péremptoire que subjectif. Bref, un journaliste... un vrai.


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