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Cantus – Christian-Pierre La Marca

 

 
Fiche Technique
 

Millésime: Février 2016
 
Musicien: Les Ambassadeurs, Alexis Kossenko, Thierry Escaich
 
Editeur: Sony classique
 
Style:
 
Production
8.0


 
Emotion
8.0


 
Notre note
8.0
8/10


Note des lecteurs
4 lecteurs ont voté

 

Bien vu


L’intelligence des arrangements

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Posté le 23 février 2016 par

 
Notre avis
 
 

CANTUS (2)Prenez un violoncelle, un alto, des voix de renom, un merveilleux organiste et un ensemble à cordes prestigieux, ajoutez quelques belles pièces du répertoire sacré, arrangez-les comme il se doit et vous obtiendrez un CD improbable et oh combien addictif.

Encore un CD qui fait du bien à l’âme par les temps qui courent ! Du baroque, encore du baroque mais pas seulement puisque parmi ces 17 morceaux, nous trouvons un extrait du Requiem de Fauré, l’Agnus Dei de Barber popularisé par le film Platoon d’Oliver Stone et même du Piazzolla avec son Ave Maria doux et reposant. De quoi s’agit-il au juste ? D’un CD hors norme, composé en partie d’arrangements ou d’adaptation de pièces du répertoire sacré. On y croise bien sûr Bach, Vivaldi, Haendel ainsi que Pergolèse mais également César Frank autour de l’hymne Pani Angelicus. Le violoncelliste Christian-Pierre La Marca est à l’origine de ce projet improbable. C’est lui-même qui a pris la plume afin d’être en mesure de jouer ces extraits sacrés. Il s’est fait aider pour l’occasion par son frère Adrien, altiste de formation. Tous les deux ont été rejoints par deux grandes voix actuelles : « Il m’a très vite semblé incontournable d’ajouter des pièces où le violoncelle dialoguerait avec des voix, que ce soit celles, uniques, des chanteurs Patricia Petibon et Philippe Jaroussky, ou celle de l’alto de mon frère Adrien La Marca. » L’écoute de ces grandes pièces du répertoire sacré par l’entremise du violoncelle et de l’alto engendre des coloris musicaux méditatifs et reposants. C’est notamment le cas de l’Eia Mater, fons amoris, du Stabat Mater de Vivaldi où le violoncelle est ici d’une expressivité confondante. Ces compositions sont emmenées par l’ensemble Les Ambassadeurs sous la direction d’Alexis Kossenko d’une part, et par l’organiste Thierry Escaich d’autre part. C’est lui-même qui clôt cette agréable promenade avec le morceau Enluminures qu’il a lui-même composé. Il est accompagné pour l’occasion par la voix si pure de Patricia Petibon depuis l’orgue d’Auvers-sur-Oise. Un trio violoncelle, orgue, soprano d’une surprenante vivacité contemporaine. Voilà donc un disque d’une diversité sonore oh combien intelligente et qui parle en chacun de nous ; une expérience sensuelle et addictive dont on a qu’une envie : la repasser en boucle.


Stéphane Philippon

 
Stéphane Philippon
Escaladeur de montagnes et de gammes classiques étourdissantes, mon apostolat m’a amené à parler de jeux vidéo, de musique, de cinéma, de nouvelles technologies et de carpes, mais ça va mieux depuis.