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Chickenfoot – III

 
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Fiche Technique
 

Millésime: Octobre 2011
 
Musicien: Joe Satriani, Sammy Hagar, Chad Smith, Michael Anthony
 
Editeur: Edel
 
Style:
 
Production
5.0


 
Emotion
2.0


 
Notre note
3.5
3.5/10


Note des lecteurs
Pas encore noté

 

Bien vu


Bien sûr, il y a du niveau. Vu le casting, le contraire eût étonné !

Peut mieux faire


C'est propre, organisé, logique, bref... sans vie


Posté le 9 janvier 2013 par

 
Notre avis
 
 

Un deuxième effort studio qui laisse à penser que le super groupe a effectivement brûlé les étapes. S’il avait plus convaincu sur scène au départ, avec ce III se rapproche de plus en plus de Sa Majesté Van Halen qui a intérêt à sortir le grand jeu sur l’album de la résurrection qui devrait voir le jour incessamment sous peu.

Comme pour le premier album, une ou deux écoutes rapides vous laissent toujours un parfum de déjà entendu, même si on ne peut que s’incliner, une nouvelle fois, devant ce travail de grands professionnels. Mais, si l’on avait l’impression que Messieurs SatrianiHagarAnthony et Smith n’avaient pas vraiment tout lâché lors de leur précédente expérience en studio, ou tout au moins qu’ils ne s’étaient pas autant dépensés que lors de leurs remarquables concerts, cette fois on n’est pas trompé par la marchandise.

Le malaise initial venait probablement d’un dilemme compréhensible lorsque chaque membre d’un groupe arrive avec un impressionnant CV : doit-il rester sagement en territoire connu et ne pas s’écarter de ce qui a fait sa réputation, ou, à l’inverse, doit-il impérativement se présenter sous un tout nouveau jour pour ne pas faire double emploi avec son activité habituelle ? Chickenfoot avait donc au départ plutôt choisi plutôt la seconde option, d’où un Joe Satriani qui n’était pas aussi impressionnant qu’en solo, un Sammy Hagar presque timide et un Anthony moins musclé que chez Van Halen. Il ne restait que le batteur Chad Smith qui semblait s’en être donné à cœur joie avec un jeu nettement plus pesant que chez les Red Hot chili peppers.

Cette fois, on sent que, pressés un peu par le temps (Smith devait rempiler avec son groupe habituel), le groupe s’est posé beaucoup moins de questions inutiles et c’est tant mieux. Lorsque chacun se laisse aller, cela donne une bonne leçon de rock couillu et décomplexé, avec de larges rasades de blues ici et là. Et même aussi, quelques expérimentations bienvenues. En clair, Satriani fait du Satriani de haute voltige, Hagar retrouve sa gouaille et sa sensibilité des meilleurs jours, et la rythmique relève le tout avec la plus grande fermeté.

La plupart des titres rock que l’on qualifiera de “classiques” sont certes de belle facture, mais il leur manque donc de petites idées inattendues

Cela étant, autant l’interprétation est irréprochable autant le groupe pêche toujours dans le domaine de la composition. La méthode retenue a été celle où Satriani soumet un canevas plus ou moins abouti en maquette à ses trois complices, après quoi Hagar y rajoute les paroles et les mélodies vocales et, au final, le groupe réuni réarrange le tout au mieux. Et ce n’est probablement pas l’idéal. Sur une telle entreprise, les idées doivent venir de chacun, avec un minimum de hiérarchie, surtout dans une musique où la décontraction et la spontanéité sont essentielles.

La plupart des titres rock que l’on qualifiera de “classiques” sont certes de belle facture, mais il leur manque donc de petites idées inattendues (“Last Temptation”, “Alright Alright”, “Up Next”, “Big Foot”) et on est parfois déçu que quelques trouvailles, comme l’orgue de “Lighten Up” ou la construction curieuse de “Three And A Half Letters” n’aient pas fait l’objet d’un travail plus poussé. Là où le groupe excelle finalement plus, c’est avec ses ballades ou ses tempos moyens, façon “Different Devil”, “Come Closer” (avec un Satriani qui se prend pour Matthew Bellamy), “Dubai Blues” ou le bluesy “Something Going Wrong”.

On ne doute pas que la majorité des nouveaux titres passeront parfaitement en concert, mais, comme la dernière fois, pour éviter toute comparaison qui ne serait pas à l’avantage de Chickenfoot, il vaudra mieux éviter de glisser une ou deux reprises de Van Halen, ou alors les plus anecdotiques.

Informations supplémentaires & L’avis du Margouillat

ChickenfootL’avis du Margouillat : On en viendrait presque à regretter les envolées masturbatoires de Satriani. Tout ça sonne un peu creux, malgré la parfaite maîtrise de tous les musiciens.

Site : http://www.chickenfoot.us/


Jean Pierre Sabouret

 
Jean Pierre Sabouret
Journaliste, photographe, animateur TV, j'ai dirigé Best, Hard Rock Magazine, écrit pour Guitarist, Rock You, Hard & Heavy, présenté Boulv'hard sur M6 et Dr Heavy and Mister Hard sur MCM et reste un "hard'ent défenseur du rock progressif.