Nos actus
 

Coldplay – Parachutes

 
Coldplay
Coldplay
Coldplay

 
Fiche Technique
 

Millésime: 2000
 
Musicien: Chris Martin, Guy Berryman, Jon Buckland, Will Champion
 
Editeur: Capitol records
 
Style:
 
Production
9.0


 
Emotion
9.0


 
Notre note
9.0
9/10


Note des lecteurs
2 lecteurs ont voté

 

Bien vu


Un album essentiel dans l'univers pop, une première oeuvre inoubliable.

Peut mieux faire


Le virage est dur à prendre après un premier album comme celui-ci.


0
Posté le 7 janvier 2013 par

 
Notre avis
 
 

Une histoire comme tant d’autres, celle de Chris Martin et Jon Buckland, deux étudiants londoniens bien décidés à monter un groupe afin que jeunesse se passe sur fond de « oui les filles, je suis musicien ». Rejoint par Guy Berryman et Will Champion (qui n’a encore jamais touché une batterie de sa vie), Starfish a vite affiché un peu plus de talent et d’ambition qu’une simple groupe d’ados.

Nous ne sommes pas passés loin d’être fans des Starfish, en français les Etoiles de Mer, si un ami de Chris Martin n’avait pas décidé de leur abandonner le nom Coldplay jugé trop déprimant. Un nom parfaitement adapté à Safety, leur premier EP Sorti en mai 1998 avec trois titres aux couleurs différentes mais déjà bien marqués par les arabesques mélodiques mêlant des guitares scintillantes à une voix aérienne et un brin cassée. Les 500 exemplaires seront distribués à la famille et aux amis. De quoi briller devant les copines, mais hors de question de s’arrêter là tant le potentiel est immense. Le second EP Brothers & Sisters sorti en 1999 ouvre les portes des radios et des maisons de disques. Ils enchaînent alors sur The Blue Room, sorti à 5000 exemplaires, où l’on peut entendre un Don’t Panic (le premier morceau de Parachutes)bien plus fantomatique et mieux adapté à son titre alarmant.

Après quelques péripéties naturelles dans l’histoire d’un groupe, sort enfin un premier album aux allures de miracle sous les yeux ébahis de tous les dévots de la pop-rock. « Il marche ! », exaltent-ils, mieux que ça, il cartonne avec 40 000 exemplaires vendus la première semaine, le classant à la tête des ventes en Albion, et pas moins de 1,6 millions écoulés au seul Royaume Uni à la fin de l’année. Les Etats-Unis et l’Europe vantent à l’unisson les mélodies superbes d’un premier album surprenant de maîtrise. L’alchimie vient sans doute des guitares légèrement éraillés par une légère distorsion afin de coller au timbre organique de Chris Martin sur Yellow etShiver, ou peut-être de leur sens de la mélodie tubesque (sans que ce soit péjoratif) parfaitement illustré par Trouble. Tout de suite on les compare à Radiohead, comme tous les groupes de pop rock montrant un tant soit peu d’originalité et d’expérimentation. Une sorte de label « certifié Thom Yorke » distribué aux musiciens capable de se distinguer du marasme annuel de sorties d’albums, comme si le simple mot « talent » ne voulait plus rien dire.

les émotions sont simples mais justes ; l’amour, l’écologie, la perte d’identité sont ses thèmes de prédilection

Et du talent, Coldplay n’en manque pas, jusque dans leurs paroles. Bien sûr, on peut leur trouver un sens profond tel un psychanalyste bouffi de certitudes qui en regardant en œuf voit le paradoxe réversible de la poule, Aristote et Démocrite ou Yul Brynner, alors qu’il ne que s’agit d’une bête coquille. Mais objectivement, si Chris Martin s’exprime dans la langue de Shakespeare il le fait avec un peu moins de lettre. Peu importe, les émotions sont simples mais justes ; l’amour, l’écologie, la perte d’identité sont ses thèmes de prédilection. La sincérité des propos soutenus par des mélodies à chaque fois inventives et délicates suffisent à toucher. Coldplay semble en définitive avoir commencé par son fameux « album de la maturité ». A l’image de Benjamin Button, cette nouvelle de Scott Fitzgerald adaptée au cinéma où Brad Pitt naissait vieux et ne cessait de rajeunir, le groupe a tout compris dès le début et semble passer le restant de sa carrière à s’infantiliser.

Toujours est-il que Coldplay s’est jeté dans le vide avec des Parachutes sans doute ascensionnels puisqu’ils les ont immédiatement élevés au plus haut rang des charts et de l’estime du public. Aucune fausse note, pas une ombre ne vient obscurcir ce premier jet aux mélodies inoubliables. « Look at the star, look how they shine for you » chante Chris Martin dans Yellow. En ce début de troisième millénaire, une étoile brillait bien plus fort que les autres dans la galaxie pop rock.


Cyril Trigoust

 
Cyril Trigoust
Rédacteur en chef de Rock You, Pur Ciné (etc.), on me voit aujourd'hui dans Jeux Vidéo Magazine ou quelques pages de musiques et de nouvelles technologies. Chaque seconde encore disponible est consacrée à la direction de ce site et la motivation de l'équipe !


0 Comments



Soyez le premier à commenter


Soyez inspiré et constructif


(Requis)