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Coldplay – X&Y

 
Coldplay
Coldplay
Coldplay

 
Fiche Technique
 

Millésime: 2005
 
Musicien: Chris Martin, Guy Berryman, Jon Buckland, Will Champion
 
Editeur: EMI
 
Style:
 
Production
8.0


 
Emotion
7.0


 
Notre note
7.5
7.5/10


Note des lecteurs
1 lecteur a voté

 

Bien vu


Coldplay est toujours capable du meilleur...

Peut mieux faire


...mais commence à s'adonner au pire


0
Posté le 1 février 2013 par

 
Notre avis
 
 

Speed of Sound, le premier titre tiré de X&Y passait en boucle à la radio deux mois avant la sortie de l’album en juin 2005. Un titre aérien à l’émotion contenue loin de présager du meilleur pour la suite. Heureusement le public de fidèles est là et il est hors de question de le décevoir.

X & Y restera pour nous l’album de What If. Dans le genre mélodie sirupeuse mais touchante où se réfugier dans les moments de tristesse, ils n’ont pas fait mieux depuis Trouble. La guitare  de Jon Buckland semble pleurer par-dessus la voix magique de Chris Martin. Évidemment, cet avis tout ce qu’il y a de subjectif ne sera pas partagé par tous, mais c’est aussi la force de Coldplay, capable sur une mélodie de nous emmener les yeux grands fermés au plus profond de notre imaginaire pour des raisons qui nous sont propres. Nul doute qu’ils savent faire vibrer la corde sensible à condition d’appuyer sur stop au bon moment sous peine de se prendre les pieds sur un White Shadows plombés par la facilité et l’ennui. L’album se poursuit dans un Fix You empêtré dans un son d’orgue dont le ton monacal nous pousse à la prière : « Mon dieu, si vous êtes de ce monde, faite moi un signe, passez le CD à la chanson suivante, j’ai oublié de prendre la télécommande ». Cette fois nous y sommes, Coldplay est capable du meilleur comme du pire. On les a autrefois affublé du label qualité Radiohead, on peut maintenant les frapper du cachet de la médiocrité à la U2, élevé au grain de la pop formatée à la Unforgettable Fire. D’ailleurs les similitudes avec le groupe de Bono ne s’arrêtent pas là, il suffit d’écouter Square One pour voir que l’Irlande et l’Angleterre arrivent parfois à s’entendre… à s’écouter, c’est une autre histoire. Si certains titres confirment la richesse des compositions du groupe, les vocalises de Chris Martin s’étirent parfois jusqu’à l’imbuvable dans des mélodies sans imagination. Comme les deux fois précédentes le nom de l’album vient d’un des morceaux les moins accessibles comme pour signaler qu’au-delà de leurs ritournelles « succès garanti » subsistent un talent pour la composition moins normative.

On passe à la première écoute d’X & Y par tout un panel d’émotions auquel le groupe ne nous avait pas habitué, à commencer malheureusement par l’ennui. Coldplay était arrivé par le passé à réunir le grand public et les fans de musiques plus intimistes pompeusement appelées indé, nul doute que l’un des deux à commencer à tourner les talons sur celui-ci. A la manière du Be Here Now d’Oasis, c’est le troisième album qui aura donc été le virage le plus dur à négocier. Coldplay obtient tout de même le Grammy Award de la meilleure chanson de l’année pour Speed of Sound, signe que 2005 devait être bien morne.


Cyril Trigoust

 
Cyril Trigoust
Rédacteur en chef de Rock You, Pur Ciné (etc.), on me voit aujourd'hui dans Jeux Vidéo Magazine ou quelques pages de musiques et de nouvelles technologies. Chaque seconde encore disponible est consacrée à la direction de ce site et la motivation de l'équipe !


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