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Eric Clapton – Old Sock

 
Eric Clapton
Eric Clapton
Eric Clapton

 
Fiche Technique
 

Millésime: 2012
 
Musicien: Eric Clapton, Paul McCartney, Taj Mahal, Steve Winwood, JJ Cale, Chaka Khan, Nikka Costa
 
Editeur: Bushbranch/Universal
 
Style:
 
Production
7.0


 
Emotion
7.5


 
Notre note
7.3
7.3/10


Note des lecteurs
15 lecteurs ont voté

 

Bien vu


Une belle brochette de musiciens donne à cette galette de Clapton un petit supplément d'âme.

Peut mieux faire


C'est la guerre dans la rédaction au sujet de Clapton. Mais comme c'est votre serviteur, le Margouillat, qui a le dernier mot et qui écrit ces lignes, je dirais laconiquement. Ça reste du Clapton...


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Posté le 25 mars 2013 par

 
Notre avis
 
 

Pour la première fois depuis le premier album de Cream, Clapton n’a plus la pression d’un gros label sur le dos et c’est loin d’être anecdotique.

Eric est désormais « chez lui » ; Bushbrank est « son » label perso et avant la distribution Universal, il passe même par un autre indé, le très cool label Surfdog qui héberge depuis longtemps Brian Setzer, Glen Campbell, Richard Cheeze, Joss Stone ou Dave Stewart. En fait, à bien des égards, on pourra rapprocher ce « Vieille Chaussette » de « 461 Ocean Boulevard » ou des deux albums suivants, les sous estimés « There’s One In Every Crowd » et « No Reason To Cry », bien qu’il ne soit pas si éloigné non-plus de celui qui a marqué ses adieux au big business avec Warner, simplement titré « Clapton », il y a trois ans. Ce que l’on entend ici est donc un musicien plus décontracté sans être nonchalant (on a souvent confondu avec lui), qui se fait plaisir avec quelques camarades sans trop leur prendre la tête, n i la nôtre par la même occasion. Pas ou peu de traces du Clapton braillard des années 80 ou geignard de la décennie suivante. Et si on l’a vu souvent dépassé par les événements et les différents intervenants de ses albums ou concerts, ici c’est clairement lui le patron. Un patron sympa et attentif, mais qui a le dernier mot. Le « All Of Me » avec Paul McCartney est particulièrement significatif. L’ancien Beatles reste discret et poli, ce qui est rarissime chez lui. Il en va de même des autres convives, Taj Mahal, Steve Winwood, JJ Cale, Chaka Khan, Nikka Costa… Même les enfants, Julie Rose (12 ans) et Ella Mae (10 ans) se sont bien tenus (pour les chœurs sympas sur « Every Little Thing »), c’est dire. On est plus qu’étonné de voir le nombre de musiciens que Clapton a sollicité, mais il n’en fallait pas moins pour optimiser les différents registres abordés. Car c’est un véritable survol de toute sa carrière solo auquel il se livre. Sans être anecdotique, le blues n’est même pas majoritaire, au delà d’une magnifique relecture de « Still Got The Blues » en hommage à Gary Moore. Dès l’ouverture de « Old Sock », Clapton a choisi de renouer brillamment avec le reggae (« Further On Down The Road » – rien à voir avec « Further On Up The Road »-, « ’till Your Well Runs Dry », « Your One And Only Man »), mais aussi la country (« Angel »,  » Born To Lose »), ou les vieux standards aux arrangements soyeux (« The Folks Who Live On The Hill », « Goodnight Irene », qu’il a souvent repris sur scène depuis la fin des années 70, « Your Love Is Here To Stay », de Gershwin). Seul l’entraînant « Gotta Get Over » évoque le Clapton pop qui ne détesterait pas passer un peu plus en radio. Et dieu sait, vu ce qu’on y entend ces derniers temps qu’il le mériterait amplement. Ne vous laissez surtout pas tromper par les photos qui illustrent l’album, Clapton ne va ni à la pêche ni se balader en montagne, mais il reprend clairement le contrôle de sa musique avec pour seul objectif un plaisir partagé avec ceux qui se sentent bien en sa compagnie.

Informations supplémentaire et l’avis pentatonique de LA du Margouillat

Clapton Old SockL’avis du Margouillat : Ici, jamais nous ne censurons ni ne retouchons l’avis de nos journalistes. Mais quand il s’agit de Clapton, il faut rester méfiant. Ecoutez cet album avant de craquer aveuglément, sinon il pourrait terminer comme une vieille chaussette ; perdu sous un placard.

Sitehttp://www.ericclapton.com/


Jean Pierre Sabouret

 
Jean Pierre Sabouret
Journaliste, photographe, animateur TV, j'ai dirigé Best, Hard Rock Magazine, écrit pour Guitarist, Rock You, Hard & Heavy, présenté Boulv'hard sur M6 et Dr Heavy and Mister Hard sur MCM et reste un "hard'ent défenseur du rock progressif.


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