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Frédéric Chopin – Charlier, El Bacha & Pierlot

 
El bacha
El bacha
El bacha

 
Fiche Technique
 

Millésime: Janvier 2012
 
Musicien: Janvier 2012
 
Editeur: Transart
 
Style:
 
Production
8.5


 
Emotion
8.0


 
Notre note
8.3
8.3/10


Note des lecteurs
2 lecteurs ont voté

 

Bien vu


Ça mériterait de figurer en message d'attente du pôle emploi tant c'est beau !

Peut mieux faire


Une si belle interprétation ne souffre d'aucune critique. On écoute... en silence...


0
Posté le 9 janvier 2013 par

 
Notre avis
 
 

Tout le monde a déjà entendu une valse, une polonaise ou un nocturne de Chopin. Son œuvre pour piano, profondément ancrée dans le folklore polonais, est considérable et majestueuse. Plus rares sont celles et ceux qui osent s’aventurer à l’intérieur de sa musique de chambre, plus restreinte certes et considérée à tort comme moins facile d’accès et donc injustement réservée aux seuls « connaisseurs ».

La sonate pour violoncelle et piano opus 65 prouve à elle seule que la musique de Chopin s’adresse à tous puisqu’elle parvient à dévoiler les sentiments humains qui, sans elle, demeureraient tapis au plus profond de nous. Le dialogue entre le piano et le violoncelle de l’allegro moderato introductif en est un exemple frappant, les deux instruments se répondant tour à tour en mode majeur et mineur laissant transparaître joie, mélancolie, solitude, tristesse. Un premier mouvement romantique et expressif servi de main de maître par Abdel Rahman El Bacha et Antoine Pierlot dans un enregistrement public au Manège de Reims en juillet 2010. La connivence entre les deux interprètes se poursuit à travers le scherzo agressif où les deux instruments semblent tour à tour lutter pour prendre le pas l’un sur l’autre. Suit un largo mystérieux faisant la part belle au phrasé du violoncelle à travers une mélodie qui prend majestueusement son envol durant 3 minutes 42. Puis vient l’allegro final et le dialogue reprend de plus belle entre le piano et le violoncelle qui, dans un registre parfois aigu, fait la part belle au romantisme mais aussi à la fougue à travers des passages forte de toute beauté. Une très belle interprétation toute en nuance et fort bien rendu par un remarquable travail d’enregistrement.

Le trio pour piano, violon et violoncelle opus 8, aux accents parfois schubertiens, est un pur joyau, sorte d’île mystérieuse au beau milieu des compositions pour piano.

Le trio pour piano, violon et violoncelle opus 8, aux accents parfois schubertiens, est un pur joyau, sorte d’île mystérieuse au beau milieu des compositions pour piano. Olivier Charlier explique qu’il « nous donne l’occasion d’entendre comment le génie du jeune Chopin a entrouvert avec talent la porte de la musique de chambre, avant de se consacrer plus exclusivement à son clavier d’ivoire (…). Le rôle qu’il confie ici au violon se révèle plein d’élégance, de subtilité et de poésie. Loin de tout héroïsme ou d’effet tape à l’œil, cette partition nous propose un voyage touchant au cœur du romantisme. » L’allegro con fuoco porte bien son nom ! Fougueux, il l’est de bout en bout. Chopin y entremêle les instruments de belle manière, le thème initial étant introduit par le piano avant d’être poursuivi par le violon, le violoncelle demeurant légèrement en retrait, jusqu’au paroxysme final laissant puissamment éclater l’orage romantique.

Orage bien vite apaisé lorsque débute le long scherzo, moment reposant dans lequel les instruments semblent discourir poliment. Puis, l’un après l’autre, les trois instruments annoncent solennellement l’adagio sostenuto, mouvement délicatement ouvragé et propice à la songerie à travers lequel Abdel Rahman El Bacha, Olivier Charlier et Antoine Pierlot prennent leur temps pour asseoir ce qui apparaît comme le sommet de cet opus 8. Retour à la flamboyance et au romantisme avec l’allegretto finale où le piano donne souvent le ton au violon et au violoncelle à travers une mélodie entêtante. Chopin y expose ici son extrême sensibilité fort bien mise en lumière par cette interprétation méticuleuse. Un très beau CD.

Informations supplémentaires & L’avis du Margouillat

El Bacha ChopinL’avis du Margouillat : Les larmes me sont coulées le long du museau tellement c’est beau. Tout ce talent au service de Chopin fait une merveille de CD.

Sur le CD : Sonate opus 65 , Trio opus 8


Stéphane Philippon

 
Stéphane Philippon
Escaladeur de montagnes et de gammes classiques étourdissantes, mon apostolat m’a amené à parler de jeux vidéo, de musique, de cinéma, de nouvelles technologies et de carpes, mais ça va mieux depuis.


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