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Pink Floyd : The Dark Side of The Moon

 
pink floyd
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Fiche Technique
 

Millésime: Mars 1973
 
Musicien: David Gilmour, Nick Mason, Roger Waters, Richard Wright
 
Editeur: EMI
 
Style:
 
Production
9.8


 
Emotion
10


 
Notre note
9.9
9.9/10


Note des lecteurs
2 lecteurs ont voté

 

Bien vu


Pink Floyd a flirté avec l’universel et produit une œuvre que chaque génération redécouvre avec le même plaisir

Peut mieux faire


Le manque d'imagination des réalisateurs de reportages qui nous mettent Money à chaque fois qu'il est question d'argent !


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Posté le 11 janvier 2013 par

 
Notre avis
 
 

Quatorze ans placés dans le Billboard américain, troisième disque le plus vendu au monde, une pochette concurrente au portrait du Che sur les tee-shirts d’ados en quête d’identité, les sons de caisses enregistreuses de Money égrenés à chaque reportage sur les dérives de l’argent… nous avons tous un jour ou l’autre été confronté à Dark Side of the moon.

Etrenné puis travaillé sur scène avant même de commencer les cessions d’enregistrement, l’album des Floyd mitonné plus de 8 mois dans le mythique studio d’Abbey Road est le plus emblématique du groupe, en tout cas pour le grand public. The Dark Side Of The Moon affiche une telle cohérence que  le premier morceau, Speak To Me, suffit à décrire l’ensemble de l’œuvre. Il ouvre sur le thème de la vie, symbolisé par des pulsations cardiaques retrouvées sur Time ou On the Run. On découvre ensuite les tintinnabulements de pièces de Money, l’un des succès qui contribua non sans une certaine ironie à la fortune des Floyd malgré sa mesure compliqué en 7/4 là où le rock s’éloigne rarement du sacrosaint 4/4. Les rires sardoniques du manager Peter Watts puis la voix sublime de Clare Tony, la chanteuse the Great Gig In The Sky, finissent cette introduction dans un crescendo angoissant. A peine une minute de passée et toutes les émotions sont là. On voyage ensuite, et pas forcément dans cet ordre, dans l’univers de la cupidité (Money), du temps qui abîme (Time), de la folie (Brain Damage), de notre quête de sens (Breathe), de tout ce qui nous lie et nous sépare, de cette vanité qui nous donne une illusion d’éternité alors que le soleil, notre source de vie, disparaît derrière la lune (Eclipse) et que de nouveau résonne un battement de cœur ressemblant à une lente agonie.

Rock, blues et même les prémices de l’électro s’y rencontrent dans des compositions remarquables

Bien sûr on a connu plus gai, mais tous ces thèmes tragiques sont illuminés par la plume cathartique de Roger Waters, la voix et le talent de guitariste de David Gilmour et une musique moins psychédélique que par le passé, à la fois plus rigoureuse et plus libre, car affranchie de tous les styles. Rock, blues et même les prémices de l’électro s’y rencontrent dans des compositions remarquables avec derrière la table de mixage un Alan Parsons au sommet de son art. Le résultat est impressionnant de fluidité et de clarté.  L’exploration sonore côtoie un génie mélodique étreignant l’auditeur de la première à la dernière seconde. En somme, un trop rare moment d’orgasme musical ! Pourtant The Dark Side of the Moon a eu ses nombreux détracteurs. Ils hurlaient à la lune : « cet album n’a rien de fondateur, il marque seulement la volonté du groupe de faire plus d’audience et de fric, il est fade, Syd Barrett y brille par son absence » etc. Ces gens n’aimaient pas qu’on s’écarte de leur pré carré de la musique intellectuelle au moment ou YesGenesis ou King Crimson livraient les remarquables mais élitistes Close To The EdgeFoxtrot et Larks Tongues In Aspic. Ils seront balayés à grand coups de Doc Martens par l’abstraction mélodique Punk gavée de No Future jusque sur les frusques de Vivienne Westwood, car l’anarchie profite toujours à quelques uns. Evidemment un choc pétrolier et une crise économique seront passés par là.  Crisis ? What Crisis ? demandera d’ailleurs Supertramp en 1975 ! Alors non, on ne peut pas reprocher à Pink Floyd d’avoir inconsciemment pris le chemin d’une musique capable de survivre à la fin des 70’s, puis de toucher le plus grand nombre avec un rock progressif intelligent et créatif, pas plus que l’on ne lapidera Joe Strummer et Mick Jones pour avoir amené les Clash sur la voix du punk intelligent et mélodique (car les punks aussi ont eu ensuite leur lot de pisse-froid réac). The Dark Side of the Moon est sans conteste à placer parmi les plus grands albums du vingtième siècle, même si nous lui préférons le sous estimé Animals ou Wish You Were Here.

Informations supplémentaires et l’avis psychédélique du Margouillat.

Pink FloydL’avis du Margouillat : Un bel héritage musical que la major nous ressort fréquemment enrichi d’un superbe « remasterisé » en toisant l’un des principaux messages de l’album : « Money, it’s a crime ».

Site : http://www.pinkfloyd.com/  

 


Cyril Trigoust

 
Cyril Trigoust
Rédacteur en chef de Rock You, Pur Ciné (etc.), on me voit aujourd'hui dans Jeux Vidéo Magazine ou quelques pages de musiques et de nouvelles technologies. Chaque seconde encore disponible est consacrée à la direction de ce site et la motivation de l'équipe !


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