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Punish Yourself – Holiday in Guadalajara

 
Punish Yourself
Punish Yourself
Punish Yourself

 
Fiche Technique
 

Millésime: Octobre 2010
 
Musicien: vx cheerleader, Miss Z, P.RLOX, X.av, Klodia, Fafa/MCC
 
Editeur: Geisha Machine/New Track Music
 
Style: , ,
 
Production
7.5


 
Emotion
7.0


 
Notre note
7.3
7.3/10


Note des lecteurs
3 lecteurs ont voté

 

Bien vu


Quelques vraies bombes pour le live et/ou les dancefloors, mais aussi des morceaux à écouter chez soi au casque – si on n’a pas les tympans fragiles.

Peut mieux faire


Le catalogue des références est plus que jamais évident, et l’effet de surprise est passé depuis longtemps. Mais l’efficacité reste au rendez-vous et le groupe n’a jamais renié ses influences.


Posté le 28 novembre 2013 par

 
Notre avis
 
 

Septième opus studio (sans compter les collaborations et les projets parallèles) pour le quatuor électro-indus-punk fluo made in Toulouse, qui nous délivre un disque à la fois hargneux, dansant, ambiancé, sombre, inventif… et aux relents de tequila !

C

ela fait presque vingt ans que le détonnant quatuor toulousain Punish Yourself écume les scènes de France (voire d’Europe), avec ses désormais fameux maquillages fluorescents et son rock’n’roll industriel à réveiller les morts. Farouchement indépendant et totalement dévoué à la noble cause du rock’n’roll (et de ses nombreux excès), le groupe est clairement devenu une bête de scène, une véritable expérience live qu’il faut avoir vécu au moins une fois dans sa vie de bouffeur de décibels. Ceci dit, la sortie d’un nouvel album studio du combo (le septième – déjà !) ne constitue pas seulement la promesse d’une nouvelle tournée susceptible de mettre à genoux les rockers les plus exigeants : ceux qui n’ont ni œillères ni boules Quies savent bien que Punish Yourself n’est pas QUE un groupe de scène : les punks fluo sont aussi de véritables compositeurs doublés de bidouilleurs sonores ultra doués – comme peuvent aussi en témoigner leurs projets parallèles plus expérimentaux tels que Cheerlader 69, 1969 Was Fine et Pinball Lizard and The Acid Kings/Le Cabaret de l’Impasse, ou leurs collaborations avec Sonic Area et autres fous furieux de l’électro-indus…

On y trouve bien sûr du Ministry, du Cubanate, du Rob Zombie, du Fœtus… mais aussi de la dark ambient, du psychobilly et des atmosphères cinématographiques horrifiques

Si l’on considère que « Sexplosive Locomotive » fut l’apogée du groupe – tant en terme de réussite artistique qu’en terme d’accession à la notoriété,  alors « Gore Baby Gore » avait peaufiné la recette « techno qui tabasse + guitares plombées + furie rock » tout en ouvrant l’horizon sonore à plus de subtilité(s), tandis que « Pink Panther Party » nous avait quelque peu frustrés par côté trop garage et rugueux. Mais aujourd’hui, « Holiday in Guadalajara » propose finalement un bon résumé du parcours et des influences de Punish Yourself. On y trouve bien sûr du Ministry, du Cubanate, du Rob Zombie, du Fœtus… mais aussi de la dark ambient, du psychobilly et des atmosphères cinématographiques horrifiques. Et ce n’est pas pour rien si le visuel s’inspire de l’imagerie du « Dia de los Muertos » – le Halloween mexicain : les sonorités tex-mex et les squelettes colorés s’invitent également à la fête. En résumé, la première partie du CD nous permet de retrouver le Punish Yourself qui nous avait enthousiasmés entre 1998 et 2006, en alternant tubes électro-metal pour atomiser les dancefloors dark (avec riffs saignants et rythmes technoïdes de rigueur) et compositions plus pesantes, mais aux refrains toujours fédérateurs. Ensuite, c’est le Punish Yourself plus expérimental et ambiancé qui prend le relai, celui de « Cult Movie » et des side-projects, avec une poignée de titres instrumentaux ou symphoniques que n’aurait pas reniés J.G. Thirlwell (alias Fœtus), ou d’expérimentations bruitistes. Et tout ça, avec un son sans doute un peu moins brut que son prédécesseur, mais pas complètement policé non plus !

À l’arrivée, « Holiday in Guadalajara » est quasiment un disque-somme, riche et excitant, qui permet de saisir en 50 minutes les différentes facettes de Punish Yourself, et tourne le dos à la facilité sans pour autant trahir le style du quatuor. Ce n’est donc pas aujourd’hui que les Toulousains luisants vont s’assagir, et on ne va pas s’en plaindre. Mais cela va aussi de pair avec une constance dans l’inspiration et la créativité, ce qui est encore mieux !

Informations supplémentaires et l’avis Peinturluré du Margouillat

Punish Yourself couvL’avis du Margouillat : Un très bon cru, en forme de résumé de la carrière protéiforme du groupe.

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Christophe Lorentz

 
Christophe Lorentz
Journaliste, auteur et directeur d’ouvrage pour l’éditeur Camion Blanc. Coauteur des Carnets Noirs (anthologie en deux tomes sur les musiques sombres), ainsi que des livres Charles Manson Le Gourou du rock et Slipknot La Monstrueuse parade