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Tagada Jones – Dissident

 

 
Fiche Technique
 

Millésime: Février 2014
 
Musicien: Niko, Stef, Waner, Job
 
Editeur: Enragé Production /At(h)ome/ Wagram Music
 
Style: ,
 
Production
8.0


 
Emotion
8.0


 
Notre note
8.0
8/10


Note des lecteurs
14 lecteurs ont voté

 

Bien vu


Un résumé des différents styles abordés par Tagada Jones au cours de sa carrière, présenté de façon ultra efficace et cohérente.

Peut mieux faire


Pas beaucoup de finesse dans ce monde de brutes, mais c’est le style qui veut ça…


2
Posté le 7 mai 2014 par

 
Notre avis
 
 

Après avoir célébré dignement son vingtième anniversaire, le meilleur groupe punk breton du monde revient plus fort et inspiré que jamais, avec une nouvelle galette explosive qui synthétise les divers styles qu’il a intégrés au cours de son existence et rend hommage à ses influences.

Fer de lance de la deuxième (voire troisième ?) génération du punk français, le quatuor breton Tagada Jones a fêté en 2013 ses deux décennies de carrière avec « 20 ans d’ombre et de lumière », un double Digipak DVD + CD  comprenant d’un côté un film compilant des images du groupe en tournée (concerts et coulisses), et de l’autre un album live retranscrivant avec justesse la puissance du combo sur scène. Et comme la machine à pogo ne semble pas prête de s’arrêter, voilà que sort un tout nouvel opus studio, qui démontre que les quatre rockers n’ont rien perdu de leur virulence ni de leur engagement. Huitième véritable album de Tagada Jones (sans compter les EP, compilations, disques live et autres opus alternatifs), « Dissident » s’affirme à la fois comme une sorte de disque-somme – qui résume les différentes tendances ayant innervé la musique de la formation rennaise depuis ses débuts (punk, hardcore, metal, indus-metal, skate-core), et comme un hommage appuyé aux groupes qui l’ont influencé : Bérurier Noir avec les chœurs de « De l’amour et du sang » et l’évident « Karim et Juliette » (en duo justement avec Loran des Bérus) ; Sepultura avec « Instinct Sauvage » (et son « Refuse/Résiste » dans le refrain) ; The Exploited avec l’incendiaire « Le Chaos » ; plus globalement le metal, le hardcore et même le reggae à travers les apparitions de membres de Loudblast, Aqme, Lofofora, Black Bomb A ou Tryo – sans oublier les reprises (en bonus tracks) des keupons old-school Tulaviok (« Skin ou keupon ») et Anti-Héros (« I’m Hungry »).

Une fois de plus, et peut-être même plus que jamais, Tagada Jones balance une série impressionnante de cocktails Molotov à base de guitares chargées, de rythmes épileptiques, de refrains explosifs, de chœurs fédérateurs (les fameux « who ho ho » qui font le bonheur de tout amateur de punk un tant soit peu mélodique) et de textes décapants. Toujours aussi conscient, engagé/enragé, farouchement indépendant et indiscipliné, le quartet fait feu de tout bois pour un maximum d’efficacité : en passant en revue les différentes variations et inspirations de son style au sein d’un même disque, il nous réjouit encore plus que lorsqu’il se contentait de creuser un seul sillon (comme sur le conceptuel mais un peu roboratif « Descente aux enfers »). « Dissident » assène ses 17 brûlots (auquel il faut rajouter les 3 titres bonus) avec une puissance et une dynamique constamment renouvelées, sans jamais lasser ni se perdre. Chaque titre possède sa propre personnalité et témoigne d’une inspiration et d’une ferveur qui ne faiblissent pas malgré les 20 années d’activisme au compteur. Ceux qui ont vu le groupe sur scène lors de sa récente tournée (toujours en cours aujourd’hui) savent bien qu’il reste au top de sa forme. « Dissident » est une machine de guerre contre le conformisme et le capitalisme, qui grouille de morceaux plus explosifs et accrocheurs les uns que les autres. Une sorte de nouveau départ sur des chapeaux de roues qui augure de vingt nouvelles années pleines de bruit et de fureur.

Informations supplémentaires et l’avis Ramène sa fraise du Margouillat

tgdjdissident2014L’avis du margouillat : Tagada Jones confirme son statut de mètre-étalon du punk-hardcore-metal hexagonal, avec un disque aussi enthousiasmant que sans concessions et plein de clins d’œil savoureux à ses glorieux aînés.

 


Christophe Lorentz

 
Christophe Lorentz
Journaliste, auteur et directeur d’ouvrage pour l’éditeur Camion Blanc. Coauteur des Carnets Noirs (anthologie en deux tomes sur les musiques sombres), ainsi que des livres Charles Manson Le Gourou du rock et Slipknot La Monstrueuse parade


2 Comments


  1.  
    DorianGray
    7.0

    La chronique est très bien vue. Il faut surtout voir ce que ça donne sur scène.




  2.  
    David jones
    9.0

    Bonjour,
    Je les suis depuis prés de 15 ans il y a eu des haut et des bas des changements de line-up mais cet album et un condenser de pur plaisir je l’aime autant voir même plus que manipule qui reste l’album de référence pour moi!!!
    longue vie aux tagada jones et une fois dans votre vie allez les voir en live!!!!





Soyez inspiré et constructif


(Requis)